Laloux l’analphabète et le pauvre T

Extrait pioché ce jour (19 avril 2008) sur le site web de feu le Secrétaire d’État en charge de la Lutte contre la Pauvreté, Frédéric Laloux (il faut regarder le titre en violet-rose de l’article en bas d’image, posté sur fredericlaloux.be le jeudi 17 avril) :

Cher lecteur, tu constateras comme moi que notre ami Laloux, ou son responsable de la communication, orthographie le mot « Lute » d’une manière à tout le moins personnelle… Plutôt fortiche de commettre une faute dans l’intitulé même de son portefeuille!

Le voici, le héros de la lutte des classes et sa pauvreté… Ou devrait-on dire son « pauvre T »?

Exit Laloux

Laloux lors de sa prestation de serment devant le Roi

On a fait grand foin du cas Laloux, je ne vais pas m’amuser à répertorier les liens qui ont parlé de cette affaire tellement ils sont nombreux. Il a donc « remis son mandat« … C’est ce qui arrive lorsqu’on avale de travers, on remet. Sans le savoir, je présume que cette rémission s’est faite sous la pression du Président Di Rupo. Le pauvre Laloux, dire qu’il venait hier de se « mettre en congé » de ses divers autres mandats… Pour des congés, s’en sont de brefs!

C’est amusant, je comptais en toucher un mot sur ce blog. Car l’affaire, au delà des broutilles de carte à essence etc., était tout à fait significative, un cas d’école de la présidence dirupienne. Et cette nomination en particulier avait été l’axe pivotant d’un basculement important. Jusque là, les dissidents publics internes – rares – existaient au PS. Pour la plupart, des dinosaures mis précocement à la prépension politique ; que l’on songe à Van Cau ou à De Clercq.

M. De Clercq avec son bouc Élio...

Dans le cas Laloux, cependant, il s’est produit un basculement, c’est-à-dire qu’avec la sortie de Moureaux, la révolte a été mise sur la place publique. Pour clarifier, avec ces « erreurs de casting » voire de « scénario » dans les Secrétariats d’État, l’opposition à la politique présidentielle a cessé d’être marginale pour être ouverte. Fabrice Grosfilley évoque des parlementaires socialistes qui auraient eu les larmes aux yeux à l’annonce des nominations.

Peut-être faut-il, dès lors, interpréter cette démission précoce comme un signal fort adressé par Di Rupo à son parti, qui le montre combatif et prêt à ré-endosser sa constestée pourpre cardinalice à l’issue du round médiatique de demain.