Science du buzz et clips vidéos

Deux cas de clips vidéos ont suscité le « buzz » ces derniers temps. Le premier est le clip de Justice, intitulé « Stress », dans lequel un troupeau de banlieusards parisiens se livrent aux pires exactions dans la métropole. Clip noir et violent. Le second clip vient d’un groupe nommé « The Get Out Clause » : il est supposé n’avoir été enregistré que sur des caméras de surveillance (auxquelles il était possible d’avoir accès suite à l’enregistrement, conformément à une loi sur la liberté de l’information).

Deux points communs à ces initiatives. Le premier : ces clips ont été relayés le doigt sur la couture par ce que d’aucuns ont appelé à raison la « branlosphère« . Ces « perroquets de l’industrie » sont avant tout soucieux de générer le buzz et espèrent bien en profiter. D’ailleurs, pas la peine d’espérer : pas d’images et pas de liens ici.

Second point commun : ces buzz sont le fruit de techniques marketing aussi discrètes qu’un ayatollah à la Maison blanche. Ainsi, l’annonce du clip « controversé » de Justice était distillée **subtilement** depuis novembre 2007 (et le buzz est en pleine explosion en… avril/mai 2008). Quant à The Get Out Clause, il s’est avéré, comme a dû le reconnaître leur attaché de presse, que la plupart des vidéos de surveillance étaient bidons. On est dans le registre du faussement artisanal, branché, indie, mais en fait complètement calculé et léché jusqu’à l’os.

Stratégies virales, donc. Parlez plutôt de musique virus. Car c’est de cela qu’il s’agit en principe : de musique. Inaudible en l’espèce voire, au mieux, insipide.