Réseau social à l’ULg

L’Université de Liège (ULg) va mettre en place un réseau social interne. Par cet article, le Recteur Bernard Rentier annonce la création, dans les prochains mois, d’un réseau social, à l’échelle de l’Université, reposant probablement sur l’application MyULg. Cette initiative part du constat de l’importance des groupes liés à l’ULg sur Facebook. Il s’agit d’une démarche d’ouverture de l’institution qui est soucieuse d’offrir aux étudiants, comme aux membres du corps académique, un outil sécurisé et qui ne soit soumis à aucune logique marchande.

Fi donc de la collecte de données personnelles à but commercial ou encore de la publicité ciblée et intempestive! Je vois deux avantages indéniables à ce système, qui rejoignent dans un troisième temps une démarche plus générale de l’ULg. Tout d’abord, le corps enseignant pourra entretenir une plus grande proximité avec les étudiants, véhiculer bon nombre d’informations plus facilement que par MyULg. Par exemple, il serait possible de créer un groupe pour tel cours, les étudiants étant libres d’y adhérer, lorsque, actuellement, l’enseignant doit cocher une par une toutes les années qui correspondent à son enseignement, ce qui pose des problèmes pour les cours de fin de second cycle, au public disparate, ou autres cours à option.

Social network

Ensuite, et surtout, un tel réseau favorisera une beaucoup plus grande homogénéité de la communauté estudiantine, qui devrait y gagner en réactivité et en potentiel mobilisateur. Ainsi, un mot d’ordre pourrait circuler à la vitesse de l’instantané et fédérer les forces vives étudiantes – pas forcément dans un but de contestation! J’imagine directement l’impact que cela pourrait avoir, par exemple en matière de représentation estudiantine, si la campagne des candidats devait passer par un réseau social depuis lequel les étudiants seraient en mesure de voter! Et puis, cela permet aussi de rester en contact, pour les anciens…

Enfin, et il est important de le souligner, cela s’inscrit dans une démarche proactive de l’ULg, déjà soulignée ici, et particulièrement pregnante en matière informatique. Ainsi, l’ULg et notamment le SEGI (service général d’informatique) s’inscrivent dans une démarche résolument open source. Un des chevaux de bataille du Recteur est la publication en accès libre (open access). Bientôt, tout un système de podcasting sera mis en place, peut-être dans le cadre du futur réseau social, qui rendront certains cours beaucoup plus facilement accessibles. Il faut s’en féliciter.

Dois-je m’inscrire sur Facebook (fr)?

Facebook

Comme aurait pu le dire Ségolène Royal, je suis atteint de perplexitude. Récemment, un ami – aujourd’hui au Népal pour quelques mois encore, pronostiquait à mon endroit : « François, n’essaye pas de résister ; tu vas te retrouver sur Facebook, comme tout le monde. C’est comme cela et tu n’y peux rien. Tu t’inscriras, crois-moi. Autant abréger tes tergiversations. »

Bon, j’ai un peu emphasé le propos, l’idée est là. Oui, mais… Parce qu’il y a un mais. J’ai plusieurs fois reçu des emails m’annonçant que j’avais de nouveaux « amis » sur Facebook. Impossible de consulter leur page : il aurait fallu s’inscrire. Et puis, Facebook, ca sert à quoi? A référencer mon blog pour grapiller du lectorat? Ok, mais après? En plus, on raconte qu’ils vampirisent les données utilisables commercialement, que vous devenez un cyber-supôt du viral marketing.

Je profite de l’ouverture de Facebook en français pour ouvrir le débat. Jusqu’à présent, comme je le disais, je suis perplexe et je ne me suis pas décidé à franchir le pas. D’où ma question : faut-il, oui ou non, s’inscrire à Facebook?

Addendum : dans cet article du Soir, interpellant, on explique certains dangers insoupçonnés à rallier les réseaux « sociaux ». Virginie en parle également sur son blog, Le ou la quatrième.