Archives mensuelles : février 2011

Barbarie ordinaire chez bpost

Franchement, il y a des fois où on aimerait que l’histoire soit moins caricaturale.

Il y a quelques mois, je reçois dans ma boîte aux lettres, sur laquelle est pourtant apposé un autocollant « pas de publicité », une … publicité de La Poste. On m’annonce sa transformation en « bpost », pour un meilleur service au client, sans toutefois qu’on m’explique en quoi le service serait effectivement meilleur.

Tournant typique d’une stratégie néo-managériale, on parle anglais parce que le français, c’est la langue du bas peuple, et que l’anglais, c’est la langue des rois: les actionnaires. Actionnaires qui, sans surprise, raflent la mise: en 2010, distribution record de dividendes.

En janvier 2011, barbarie ordinaire au programme; le dernier bastion postal de Sainte-Marguerite, le quartier dans lequel j’habite et m’investit, devrait fermer ses portes en mars. Bien sûr, la décision est tombée vite et mal, sèche comme un couperet. Les habitudes, c’est fait pour ne pas être pris; chantons, chantons, les louanges du flexible, de l’instable, de l’absence totale et délibérée de repères stables et rassurants. Le XXIème siècle sera adaptable1 ou ne sera pas.

Pour y faire la file relativement souvent, je sais à quel point ce bureau ne suffisait pas à absorber la demande des usagers clients, et pas que pour les services bancaires. Je sais que la population qui le fréquente est celle d’un quartier à part entière, qui compte pas moins de vingt-six associations et qui frémit d’une dynamique nouvelle.

Bpost, quant à elle, ferme ses antennes, au profit de « post points », succursales d’enseignes privées aux services très limités dont les services postaux ne sont pas, loin s’en faut, l’occupation principale. Elle restructure. Elle change. Elle arrache. Elle déplante. Elle extrait la productivité de son personnel comme on extrait du charbon d’une mine.

La résistance s’organise, évidemment prise au dépourvu. Elle tentera bien de griffer l’acier trempé du glaive, aveugle autant qu’implacable, qui s’abat sur ce bureau de poste et ses employés.

Pauvre société, barbarie ordinaire.

  1. pour les travailleurs et le vulgum pecus – rien ne permet de penser que l’actionnaire doive s’adapter à quelque moment que ce soit, par exemple quant à ses exigences pornographiques de dividendes []

Bienvenue sur Thoreau.be !

My new home

Très chères toutes, très chers tous,

Périscope.be n’est plus. Après 4 ans (hé oui!) de bons et loyaux services, dont quelques phases d’errance, j’ai décidé de mettre un terme à cette aventure.

Elle reprend ici, sous une forme différente.

Bienvenue sur Thoreau.be!

La forme change (on passe vers un site web plus statique, davantage en tous cas qu’un blog « mouvant ») et, sur le fond, ce site entend centraliser toutes les informations dispersées que peut trouver l’internaute sur ma modeste personne.

Et le dialogue, bordel?

Après mûre réflexion, j’ai opté pour la préservation du format blog. Et pourtant, je me rends bien compte que facebook accapare dangereusement le débat public sur internet. Pour quasiment tous mes derniers posts, c’est sur facebook que le débat s’est produit, au détriment du format « décentralisé » que propose le blog. Contrairement aux plateformes que les utilisateurs visitent quotidiennement (comme facebook), qui sont centralisées, les blogs sont dispersés et nécessitent une démarche proactive (sauf si on s’abonne). Il en résulte une tendance à la désertion, qui joue clairement au détriment des outils décentralisés comme le blog. Moins de visites, moins de visibilité, moins de commentaires.

Dès lors, le format blog a-t-il encore un sens?

Franchement, j’en suis moyennement convaincu, raison pour laquelle je profite de l’opportunité d’un changement de site pour refaire et repenser toute l’interface du site. C’est d’abord et avant tout ma carte de visite, le moyen de « suivre ma trace » à travers les dédales des réseaux sociaux, à toutes fins utiles… De mettre en avant mes activités professionnelles, également.

Pour le reste, je publierai des billets si et quand ça me chante, sur les sujets qu’il me plaira d’aborder. Plus aucune pression par rapport à ça; plus de tentatives d’enfermer le format blog, avec toute sa rigidité, dans des carcans trop étroits. Mais je persiste à me réserver cette possibilité de publier mes analyses in extenso, de manière pérenne et en dehors de facebook, dussent-t-elle tourner au monologue de sourd.

Cela dit, les commentaires restent plus que les bienvenus! Je ne demande pas mieux que l’internaute lambda réinvestisse ces espaces importants que sont les blogs.

Images

Les bannières de ce site web (qui changent à chaque rafraîchissement de la page internet) sont toutes extraites de photos personnelles. J’ai développé un penchant pour la photographie ces derniers temps, et j’espère pouvoir vous en faire profiter très prochainement!