Eviter d’imposer à tout prix

La Californie, une des plus grandes puissances économiques mondiales, vient d’adopter par la voie parlementaire un plan d’assainissement de ses finances. Celles-ci se trouvaient dans un état si désastreux que l’État a bien failli mettre la clé sous le paillasson.

Nous sommes biens soulagés d’apprendre qu’un merveilleux récif sous-marin a été préservé de l’opération “Save the State“. C’est bien le moindre courage politique dont pouvait faire preuve un Parlement qui, pour le surplus, a adopté sans broncher un plan de sauvetage dont le mot d’ordre était : surtout pas d’imposition supplémentaire.

C’est le grand débat budgétaire en Californie. Les démocrates, ces dépensiers à l’outrance, ne pensaient qu’à asservir le peuple en lui soutirant plus de cet argent honnêtement gagné. Quant aux républicains, leur très mauvaise gestion des deniers publics, les dépenses somptuaires et le gaspillage à tout-va les ont conduit – avec l’État qu’ils dirigaient – au bord de la faillite.

Pourtant, la seule réponse fut de réduire, réduire, réduire les dépenses publiques, dans un état ou moult dépenses seraient amplement justifiables. Le leitmotiv fut même à l’exact opposé d’une “réduction” ; il s’agissait surtout de “ne pas augmenter” l’assiette d’imposition. Le mot d’ordre généralisé : ne pas taxer les riches résidents californiens.

D’où une réponse à sens unique à la crise économique, bien que limitée : réduire les dépenses publiques. Pas de quoi résister à l’imparable syllogisme, qui vaut aux USA où les dépenses publiques sont, par hypothèse de départ, réduites au maximum : 1. L’État n’a plus d’argent ; 2. Le manque d’argent se compense par des moyens supplémentaires et 3. L’État doit donc trouver des moyens supplémentaires. CQFD.

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