Le 1er mai des dupes

M. Di Rupo, habitué des déclarations fracassantes, a déclaré lors du premier mai en avoir “mââââââââârre du libéralisme”.

Comme le rapporte La Libre Belgique :

Le président du PS s’en est immédiatement pris à “la crise libérale” qui résulte “de 20 années d’aveuglement idéologique d’un libéralisme débridé, au niveau mondial, européen et belge”. C’est pourquoi “il faut définitivement tourner la page de ces décennies de duperie!”

Je comprends bien ce message qui, de toute évidence, s’adresse à la crise économique et mondiale. On pourrait bien entendu critiquer le rôle du PS au sein du gouvernement dans le cadre de l’affaire Fortis (ils sont coresponsables de cette faillite, le ministre fût-il libéral). Toutefois, loin de moi l’idée de poursuivre l’examen des contradictions internes entre ce discours et un long historique des actes des éminences socialistes au pouvoir depuis bien longtemps en Belgique.

Toutefois, je voudrais simplement poser la question de la compatibilité de ce “ras-le-bol” du “libéralisme” avec les finalités poursuivies par le Plan Marshall et notamment sa mouture 2.0. : la compétitivité, le leadership sur les marchés technologiques, des opportunités d’entreprendre par l’innovation, la recherche de création d’emplois par ce biais et, in fine, la poursuite d’une croissance économique soutenue.

Le PS est-il bien conscient du bagage idéologique qui accompagne ses politiques? Sa vision du progrès social, basée sur l’innovation et l’économie pour la création d’emploi et la croissance, n’est-elle pas intrinsèquement “libérale”?

Notons encore que, par souci d’équité, les pitreries allaient bon train de l’autre côté du 1er mai, chez les libéraux. Je pressens à leur endroit un bon gros gadin pour les prochaines élections…

Décidément, la date du 1er mai n’est plus que le théâtre d’une tiède pantonymie, une allégorie avortée de fête du travail!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *