L’Overshoot Day

Brève reproduite via himself :

Ce 23 septembre 2008 : La Terre ne peut plus suivre la vitesse à laquelle nous consommons ses ressources.
En ce 23 septembre, nous avons déjà consommé toutes les ressources naturelles que la Terre aura produites entre le 1er janvier et le 31 décembre 2008, c’est ce que nous appelons l’Overshoot Day. Notre demande actuelle dépasse de 40% la capacité de la planète. Autrement dit, la Terre a besoin d’un an et quatre mois pour produire ce que nous consommons en un an. Ces chiffres proviennent du Global Footprint Network, un organisme de recherche qui mesure la quantité de ressources naturelles disponible et la part que nous en utilisons.

Cela me fait penser à une initiative à la fois semblable et exactement opposée, qui est, si ma mémoire est bonne, le Tax Freedom Day. Si par exemple, l’ensemble de vos revenus est taxé à 40 %, et bien le jour qui se situe à 40 % de l’année, entre le 1er janvier et le 31 décembre, est ce Tax Freedom Day (en Belgique, il se situe aux alentours du 10 juin). C’est-à-dire que, sur la base d’une année, vous arrêtez, à ladite date, de contribuer à l’impôt pour commencer à empocher les fruits de votre labeur ou de votre rente, c’est selon.

C’est amusant comme un même concept (le rapport relativisé sur une année, soit de l’impôt payé, soit de la consommation globale), peut accoucher de deux conceptions totalement différentes. À ma droite, le contribuable égoïste et revanchard qui rouspète contre les finances publiques, la mauvaise gestion de son argent et le délitement de l’État-gendarme. À ma gauche, l’altermondialiste révolté ou le bobo larmoyant, l’un vivant en deça du seuil de l’empreinte planétaire (et ce n’est pas facile!), l’autre vivant largement au-dessus…

6 réflexions sur « L’Overshoot Day »

  1. Salut François

    tu sembles fort ironique dans ta conclusion sur l’usage de cette technique de rapport/report d’échelle.
    Je trouve pour ma part cette technique de vulgarisation sympa et rend compréhensible pour un plus grand nombre certains problèmes d’échelle planétaire.

    Quid ?
    J’ai l’impression que tu trouves cela con, ( mais je ne suis pas encore bien réveillé)
    Merci

  2. Salut himself,

    Je ne trouve pas le concept con, qui serais-je pour en juger? Il est vrai qu’il a le mérite d’être lisible et compréhensible, et de ce fait d’être relayé par les médias.

    Maintenant, il est tout aussi vrai qu’un tel concept est à la fois une caricature et un alibi. Caricature parce que les problèmes de l’Overshoot et de l’impôt sont beaucoup plus complexes que ça. Il est inutile de comparer des taux de prélèvement sans comparer les usages qui en sont faits (l’avantage de l’Overshoot étant d’être globalisé). Et puis alibi parce que c’est symbole, flash et sexy… On en parle beaucoup et puis on oublie. C’est un peu un exercice cathartique à la manière d’un dimanche sans voiture 🙂

  3. @François

    « Je ne trouve pas le concept con; qui serais-je pour en juger ? »

    Je ne pense pas qu’il faille « être quelqu’un » pour donner un avis motivé et exprimer son opinion individuelle.

    « une caricature et un alibi »

    On ne peut avoir tout et son contraire: arriver à rendre lisible un phénomène complexe pour le rendre compréhensible du vulgus pecum et conserver sa complexité.

    Dès le moment où on peut se référer facilement à un concept simplifié qui ne dénature (à mon sens) pas ce qu’on essaie d’explique, moi je suis pour.

    J’aime bien ton parallèle fait pour le Tax Freedom Day: même combat.

    Dans ta nouvelle rubrique « L’écologie au quotidien », ce sera peut-être l’occasion d’en reparler et de le développer ?

    A bientôt

  4. ici on a droit a la journee mondiale nepalaise du lavage de mains … Si on se lave les mains 4 fois par jours on reduirait de 17 % les chances de mourir de dhiarre…

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