Le syndrome « demain, j’arrête »

La saga de l’été de La Libre Belgique porte sur nos hommes politiques, décortiqués recto / verso, à la suite d’entretiens plus informels qu’à l’accoutumée.

Au-delà du côté sympathique de l’initiative, je retiens ce fait étonnant : la plupart de nos élus annoncent plus ou moins prévoir, plus ou moins anticiper la possibilité d’un retrait du milieu politique. Beaucoup conçoivent une espèce de rapport amour / haine à leur passion / profession.

Il est évident que 90 % de ces personnes qui déclarent envisager très sereinement de changer complètement de cap, de renoncer à leur carrière politique ou de prendre du recul ne le feront pas, ou en dernière instance.

Il y a indubitablement un syndrome « demain, j’arrête » dans ces déclarations. L’impression qui se dégage est celle d’une assuétude à la politique, une sorte de virus qui tout à la fois accapare, fascine et effraye nos élus. Qui cherchent à se prouver qu’ils peuvent s’arrêter demain.

A tout le moins, ils s’en auto-persuadent.

Une réflexion au sujet de « Le syndrome « demain, j’arrête » »

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