Archives mensuelles : août 2008

Le syndrome « demain, j’arrête »

La saga de l’été de La Libre Belgique porte sur nos hommes politiques, décortiqués recto / verso, à la suite d’entretiens plus informels qu’à l’accoutumée.

Au-delà du côté sympathique de l’initiative, je retiens ce fait étonnant : la plupart de nos élus annoncent plus ou moins prévoir, plus ou moins anticiper la possibilité d’un retrait du milieu politique. Beaucoup conçoivent une espèce de rapport amour / haine à leur passion / profession.

Il est évident que 90 % de ces personnes qui déclarent envisager très sereinement de changer complètement de cap, de renoncer à leur carrière politique ou de prendre du recul ne le feront pas, ou en dernière instance.

Il y a indubitablement un syndrome « demain, j’arrête » dans ces déclarations. L’impression qui se dégage est celle d’une assuétude à la politique, une sorte de virus qui tout à la fois accapare, fascine et effraye nos élus. Qui cherchent à se prouver qu’ils peuvent s’arrêter demain.

A tout le moins, ils s’en auto-persuadent.

Insolite : le buzz Ljubljana

Une petite fille née le 30 octobre 2007 a été prénommé « Ljubljana » par ses parents, un couple liégeois. L’affaire a crée l’événement en Slovénie, et particulièrement auprès de ladite Ljubljana (la ville). En effet, les réactions médiatiques, aussi bien dans la presse qu’en télévision (!), sont légion et relayées sur internet, comme ici, ici, ici (slo) ou encore (en).

La politisation made in .be

Ce jour, les médias devraient se faire en partie l’écho d’une initiative appelée sans nul doute à prendre de l’ampleur dans les semaines qui viennent.

Cette initiative fait suite au renouvellement litigieux des hauts mandats à la Direction générale de l’aménagement du territoire (DGATLPE), dont je faisais état ici. Pour schématiser, le gouvernement wallon et lui seul prend des décisions en dernier ressort qui ne tiennent pas compte des examens présentés devant le Selor par les candidats (en piégeant littéralement les candidats à l’aide de questions subsidiaires tortueuses).

Certains fonctionnaires de la DGATLPE, rejoints semble-t-il par des collègues d’autres administrations, ont résolument saisi l’affaire et décidé d’initier un débat sur ce qui s’apparente à une véritable confiscation des procédures démocratiques par les édiles politiques.

Ils ont dans un premier temps lancé le site politisation.be qui retrace les tenants et aboutissants de ce qui est ici sommairement évoqué, notamment par le biais d’une FAQ. Dans un second temps, une pétition a été mise en ligne en vue d’appeler le Parlement, instance démocratiquement élue et gardienne de la représentativité, à exercer une vigilance accrue dans l’attribution des hauts mandats dans la fonction publique.

Le site web de l’initative

La pétition « Pour une administration performante et équitable, au service du citoyen« 

Crise bancaire : plus dure sera la chute?

Ce n’est pas un scoop, les grandes institutions bancaires (KBC, Dexia, Fortis) accumulent les contre-performances avec une célérité inquiétante. À croire qu’elles y mettent un certain zèle.

Jusqu’ici, acheter des actions de ces grands groupes était perçu comme un placement de bon père de famille, c’est-à-dire que les perspectives n’étaient jamais mirobolantes en termes de dividendes (rémunération de l’actionnaire), mais en revanche il était possible d’escompter une régularité dans les plus-values du titre.

Or, c’est le cours même du titre qui s’est effondré. Si j’ai bien suivi, certains cours sont passés d’environ 40 € à 10 €, soit une chute de l’ordre de 75 %. Ce qui signifie que la personne qui détient des actions a intérêt à s’armer de patience avant de retrouver ses petits.

Ce qui m’étonne, là-dedans, c’est que j’en ai discuté directement ou indirectement avec plusieurs personnes très compétentes dans le domaine boursier et accessoirement détentrices d’actions, et toutes étaient très sereines quant à l’avenir de ces institutions bancaires. En gros, si on a de l’argent et un peu de temps, ce serait le must du placement (partant de l’idée qu’on peut difficilement tomber plus bas).

D’accord. En attendant, le flot de mauvais résultats semble loin d’être endigué et je dois avouer ma perplexité. Sans être un expert analyste financier, qu’est-ce qui permettrait à une banque comme Dexia ou Fortis d’échapper à une crise majeure de confiance de ses actionnaires? Certes, ces institutions semblent imputrescibles. Mais on les qualifiait de colosses avant d’apercevoir leurs pieds d’argiles.

L’on sait Fortis, par exemple, dans une situation très inconfortable, devant d’une part trouver beaucoup de liquidités pour finaliser le rachat d’ABN AMRO pour la fin de l’année et, d’autre part, devant céder une partie de ses activités (à un groupe allemand) pour éviter une situation de monopole contraire au droit européen, sur le marché hollandais.

On comprend bien que, dans le climat de crise actuelle, ce groupe allemand ne fera aucun cadeau à Fortis qui se retrouve coincée. Dès lors que ledit acheteur tire sur l’ambulance, on peut supposer qu’un climat de crise multiplie les prises données aux adversaires et place l’institution en position d’infériorité ou, en tous cas, dans une situation inconfortable.

En bref, serait-il possible que le placement de « bon père de famille » soit un leurre? Que subitement éclate un scandale financier? Que Dexia ou Fortis s’effondre sans autre forme de procès? Que les gens fassent la file dans les rues pour récupérer leurs maigres deniers? Qui peut me garantir le contraire? Le cas échéant, quels sont les leviers de l’État belge (si par chance on a un gouvernement à ce moment-là)?

Cohen, juste pour le plaisir

Léonard Cohen était en concert à Bruges le 10 juillet dernier. Si je n’en ai pas rendu compte, c’est pour la simple raison que les mots ne suffiraient pas à restituer les émotions indescriptibles que ce moment hors du temps m’a procuré.

Alors, pâle ersatz numérique, voici l’une ou l’autre vidéo comme prix de compensation… (la première est un live de la tournée 2008, enregistré au Canada… Qualité amateur, mais une des moins désastreuses que propose ToiTube).

Via Paul Jorion.

Mandats dans la haute fonction publique

La Belgique est malade de son administration, politisée à outrance. Cela n’est pas une opinion politique, c’est un constat. Oserais-je le dire?, c’est même un constat constant. En effet, en 1937, le Commissaire Camu[1], en charge de réformer l’administration, dénonçait déjà la politisation excessive et le manque d’indépendance des fonctionnaires. Il effectua dans ce but un travail important et remarquable, contribuant grandement à l’adoption d’un système très complet de « statut » dans la fonction publique. Le « statut Camu » est d’ailleurs toujours partiellement en vigueur.

Las, cette réforme n’a pas enrayé nombre de mauvaises pratiques et de rapports incestueux entre l’administration publique et les élites politiques. Que du contraire, le pouvoir exercé par les partis dans la nomination des fonctionnaires s’est outrageusement concentré entre les mains des présidents de partis, donc d’individus, tendant de ce fait à réduire le contrôle social exercé par l’ensemble du parti (même si, avouons-le, les militants de base n’ont probablement jamais eu grand chose à dire sur ce genre de dossiers).

Pourquoi ces présents développements? Parce que, au tournant du siècle (1999-2000), constatant la perpétuation de ces mauvaises pratiques, le gouvernement fédéral a entendu prendre le taureau par les cornes et procéder à la « réforme copernicienne » de l’administration (réforme Copernic – pdf). De l’avis de tous, le ministre Vandenbroucke, en charge de la fonction publique, a entrepris sa réforme de manière beaucoup trop frontale, et avec des a priori beaucoup trop négatifs vis-à-vis des fonctionnaires, que pour escompter la moindre chance de succès.

À l’occasion de cette réforme, inspirée des idéaux de la « Nouvelle Gestion Publique – pdf » (NGP – new public managment) il a notamment été estimé que la forme du statut était trop rigide, engoncée et ne permettait en aucun cas de juger du travail fourni par les fonctionnaires, ni de prendre en compte leurs mérites, particulièrement en ce qui concerne les hauts gradés.

Exit donc les « directeurs », bienvenue aux « top-managers », soumis à un système de mandat quinquennal avec évaluation à la clé (comprenant trois mentions, sauf erreur : « favorable », « réservé » ou « défavorable »). En vertu de la répartition des compétences, ce principe a partiellement dû être mis en œuvre par les entités fédérées, dont la Région wallonne.

Si, me semble-t-il, il est normal d’institutionnaliser des mécanismes d’évaluation, de contraindre les hauts fonctionnaires à rendre des comptes de leur action (bien qu’il faille éviter tout abus d’autorité ou « chantage à l’évaluation », ce qui n’est pas gagné), en revanche je ne suis pas persuadé de l’opportunité de remettre leur place en jeu tous les cinq ans. Le risque, cher lecteur, tu le devines comme moi. À un terme similaire à celui de la législature (même identique pour les Régions et Communautés), les hauts fonctionnaires se trouvent sur la sellette.

N’est-il pas commode, dès lors, pour les partis nouvellement arrivés au pouvoir, de profiter de ces moments de « faiblesse » des top-managers pour faire le tri et imposer leurs poulains, en dépit même de la qualité saluée des fonctionnaires en fonction? Autrement dit, sous couvert de rendre la fonction publique plus performante et moins politisée (c’était un des grands objectifs de « Copernic »), est ce que l’on aboutit pas à la situation exactement inverse? Quid de Danièle Sarlet (directrice générale de l’aménagement du territoire), éconduite fin juillet après vingt ans de bons et loyaux services, était-elle passée sous le régime du mandat?

Plus d’infos (documents pdf):

De Ducpétiaux à Copernic : 150 ans de réformes administratives en Belgique

la Nouvelle Gestion Publique : un concept mythique?

– concernant Danièle Sarlet, Ecolo n’est pas content non plus (html)

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[1] Louis Camu (1905-1976), résistant belge, nommé commissaire royal à la réforme administrative par Paul Van Zeeland.

UPDATE : http://politisation.be/, un site de soutien de Danièle Sarlet qui recense les initiatives prises à l’égard du Gouvernement wallon et élargit la problémaitque (lettre ouverte de l’administration au Gouvernement et interpellation du Parlement)

UPDATE 2 : j’ai revu les liens vers les pdf dont je me suis aperçu qu’ils étaient défectueux…

Démagogie(s) pétrolière(s)

Je suis dépendant, tu es dépendant, nous sommes dépendants, … Le pétrole est une ressource en voie de raréfaction à laquelle nos sociétés sont inextricablement liées. L’ensemble des transports est configuré sur un syllogisme tristement simple, mais redoutablement efficace :

Primo, je crée un mode de déplacement (par exemple, la voiture), qui nécessite une ressource particulière, en l’occurrence une ressource minérale non-renouvelable, le pétrole.

Secundo, grâce à cette invention, je modifie mes comportements de déplacement notamment. En réalité, ce mode de déplacement que j’ai inventé crée des distances qu’il est seul à même de parcourir.

Tertio, je bénéficie donc de ce mode de déplacement sans plus pouvoir m’en passer. Je suis donc dépendant.

Double problème

D’abord, je ne suis pas seul à m’être rendu dépendant à ce mode de déplacement et ipso facto à son carburant principal, le pétrole. Non seulement mes semblables m’ont imité, mais les entreprises ont également emprunté en bonne partie le chemin du transport à l’aide de ce même carburant. Coûts de congestion!

Ensuite, parce que comme tout le monde fait comme moi, on commence à en manquer, de cette fameuse ressource, de ce fameux pétrole. À quand la fin du pétrole?

Triple réponse des gouvernants

Face à la raréfaction, trois réponses (sans prétendre à l’exhaustivité) sont actuellement données par les gouvernements

  1. La mauvaise idée démagogique. D’abord, « le pétrole c’est mal, c’est bien vrai, pour éviter le réchauffement climatique poursuivons l’activité nucléaire ». Cette solution revient à soigner le mal par le mal. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Ulrich Beck, le théoricien de la société du risque.
  2. L’inertie démagogique. Une autre attitude consiste, tout en multipliant les discours écologiques, à demander à l’Europe (sachant qu’elle n’en fera rien) de suspendre ou diminuer la TVA sur les produits énergétiques pour faire face à la crise, solution conjoncturelle et court-termiste (sans préjudice de réductions ciblées pour les plus bas revenus). Sarkozy avait fait ça bien, fin mai-début juin… Et n’avait bien sûr pas manquer de rejeter la faute sur l’Europe après le prévisible refus de celle-ci…
  3. La fuite en avant démagogique. Une dernière attitude consiste à anticiper la crise du pétrole en construisant des gros axes routiers (jusqu’à dix-sept bandes! – l’article vaut la peine d’être lu jusqu’au bout). C’est pourtant très logique ; pour faire une route, il faut du bitume. Sans pétrole, comment on fait?

Dernière réponse pour la bonne bouche : stimuler l’écodriving, dernière fantaisie en date de « l’écologie sociale ». Cette proposition ultime en matière de révolution environnementale mérite une catégorie à elle seule. Car pour être totalement inerte, personne ne le contestera, elle ne semble même pas être démagogique.

Et si la Belgique était douée en fait?

Conclusion : mauvaises solutions, pas de solution ou euthanasie programmée (et accélérée).

Finalement, et si la meilleure solution face à la crise du pétrole consistait à n’avoir point de gouvernement pour faire des bétîses et laisser la ressource se mettre d’elle-même hors d’atteinte du commun des mortels?  La Belgique excelle sur ce plan là!

ADD : l' »écodriving » passé au fil de l’épée par Jacky Morael

Le blog d’Orwell (diaries)

Cette info vaut de l’or! À partir d’aujourd’hui, un blog publiera le journal de Georges Orwell, le célébrissime auteur de 1984, avec un exact décalage de 70 ans (ce journal ayant été entamé le 9 août 1938).

Quelle démarche tout à fait novatrice et fascinante!

L’issue du blog est déjà connue : il arrivera à extinction en 2012. En attendant, il aura livré, entre autres, les impressions d’Orwell sur trois années de conflit mondial. Comme si nous y étions.

=> THE ORWELL DIARIES <=

via Charles.

Première info : son chien s’appelait Marx.

Chenilles dopantes aux Jeux Olympiques

À la veille des Jeux Olympiques de Pékin, il faut absolument attirer l’attention sur un phénomène tout à fait (d)étonnant qui se prépare depuis quelques mois maintenant. Ce phénomène prend place dans les hautes montagnes chinoises, tibétaines ou népalaises, à 3500 m. d’altitude minimum (seulement en début de saison, à 4000 m. le reste du temps).

Dans les faits, il existe dans ces montagnes une espèce de champignon très rare, au doux nom scientifique de Cordyceps sinensis. Les résonnances du nom local sont nettement plus chatoyantes ; au Népal, ce champignon, qui présente pour particularité de ne pousser que sur des chenilles, est appelée Yarchagumba . Jusque là, rien de particulier.

Ce qui l’est davantage, ce sont les propriétés conférées au Yarchagumba. Utilisé en herboristerie chinoise depuis plus de 1000 ans, celui-ci agirait à la manière d’un stimulant relativement puissant des fonctions physiques et intellectuelles et décuplerait, en général, la résistance à la fatigue. Ce n’est pas pour rien que Cordyceps s’apparente à une étrange contraction des termes « corps » et « biceps »…

Le champignon avait notamment défrayé la chronique en Occident au début des années ’90, lorsque les bonnes performances des athlètes Chinois lui furent imputées par d’aucuns. Il n’existe, à l’heure actuelle, que des présomptions sur l’utilisation du Yarchagumba en qualité du substance dopante. Des présomptions persistantes.

Or, ce champignon présente apparemment une indocilité sans faille, s’agissant d’être cultivé en laboratoire. À ce stade, les essais de reproduction massive, hors de son biotope, semblent peu concluants. C’est la raison pour laquelle des expéditions ont été menées, tout au long de l’année 2008, dans les hautes sphères himalayennes où existe le Yarchagumba à l’état naturel.

Chaque année, des paysans locaux font l’excursion deux mois durant et ramènent quelques spécimens, tirant un bon prix de ce produit rare. Il semblerait qu’en 2008, le phénomène ait connu une expansion particulièrement impressionnante. Dans la vallée du Dolpo (le « pays caché » du Népal), l’un des endroits où la présence du Yarchagumba est la plus importante, le prix en a rien moins que triplé.

À l’origine de cette hausse spectaculaire, de l’ordre de 300 %, deux motifs probables.

Premièrement, le gouvernement a légalisé le marché des « chenilles dopantes », escomptant tirer les fruits de la taxation de ce produit devenu très onéreux. Jusqu’alors, le marché se tenait de manière plus ou moins informelle et illégale, et en réalité c’est toujours le cas dans une grande mesure. Il n’est pas exclu de voir dans cette légalisation la main de Pékin, qui considérerait volontiers le Népal comme un genre de province renégate .

Deuxièmement, l’approche des Jeux Olympiques a sans conteste joué un rôle important. Le Yarchagumba fait, paraît-il, sensation à Beijing. Bon nombre de touristes ou de journalistes souhaitent en tester les effets, sans compter une potentielle utilisation – que rien ne prouve à ce stade – par les athlètes, principalement Chinois. Détail amusant ou coïncidence troublante? Voici ce que l’on trouve sur le site officiel du passage de la flamme olympique, en date du 9 juin : une photo du Cordyceps Sinensis, en lieu et place de la ville de Shangrila.

Cliquer pour agrandir

Le problème, c’est que cet intérêt massif pour cette ressource rare n’est pas sans conséquences dramatiques. En campant deux mois et en arpentant systématiquement les rares lieux où poussent le champignon, les pionniers de ce nouvel Eldorado biologique démolissent tout aussi systématiquement un biotope très particulier et une niche écologique féconde. Notamment, ils véhiculent les spores de ce champignon parasitaire, bouleversant un équilibre naturel ancestral.

En bref, le Yarchagumba demeure un phénomène énigmatique, au sujet duquel toutefois bon nombre d’éléments concordent dans le sens d’un lien avec Beijing 2008. Les faits sont là, à tout le moins, pour établir une exploitation beaucoup plus massive cette année qu’à l’habitude. Au-delà, bien malin qui trouvera le fin mot…

ADD : lire cet article sur le dopage aux JO 2008 (qui parle de « bouillies de chenilles concoctées par l’entraîneur »)

Périscope is back

Me voilà de retour avec, pour commencer, un design tout neuf (any commentaires? suggestions?) que j’ai souhaité plus sobre, plus lumineux (fond blanc) et plus lisible (police et taille d’écriture). C’est un lifting de vacances.

Pour demain, la veille des Jeux Olympiques, je peux d’ores et déjà annoncer un article assez chaud.

Sinon, deux choses à retenir absolument de ces vacances : d’une part, Fabrice Grosfilley met un terme à son aventure blog RTL (merci pour tout!) et, d’autre part, les Américains sont ce peuple si attachant et hilarant (voir la vidéo).