Une réflexion au sujet de « Élio, tu ressembles à rien »

  1. Francois

    Ce qu’il dit d’abérrant ? Il invective le prix du poulet rôti et du beurre à l’heure où le vrai problème alimentaire repose sur l’augmentation des produits de base (farines, pâtes, etc.), mais surtout sur la dégradation de la qualité des produits et l’inflation de plats pré-préparés, saturés de sels et de conservateurs.

    Ce sont des propos archaïques : si le PS était vraiment socialiste et cherchait vraiment à stimuler le pouvoir d’achat de leur électorat, ils arrêteraient de lancer tout le monde dans une course effrénée à la consommation, aux grandes surfaces, aux centres commerciaux, aux enseignes multinationales, etc. Ils développeraient les services publics de proximité et une mobilité douce accessible aux plus fragiles… Entre autres !

    De temps en temps, le Parti socialiste lance ce que les journaux analysent comme un virement à gauche ou un repositionnement à gauche. Or, j’ai remarqué que cela se limite systématiquement à une invective dont le seul « positionnement » consiste à l’agressivité du ton employé. Autrement dit, plus il crient fort sur les méchants capitalistes et sur le méchant profit, plus ils se « positionnent » à gauche. Bien sûr, ce n’est qu’une question de décibels… pas de volonté politique concrète et encore moins de mesures significatives…

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  2. Gilles

    Si les produits de base sont bien la sources des problèmes de prix, il est normal que les autres produits utilisant ces mêmes bases suivront, eux aussi, une hausse. Maintenant, avoir choisi des graphiques avec des porduits qui parlent plus à monsieur tout-le-monde comme le poulet à rotir (pas roti, donc sans prépréparations), le café, le beurre,… n’est pas une mauvaise idée en soi, même si les graphiques sortis sont plus des cataliseurs d’attention qu’un réel argument.

    Il ne parle à aucun moment des produits pré-préparés, ni des grandes surfaces, ni des petits commerçants,… Il ne parle que de consomateurs et de producteurs qui sont un peu les dindons de la farce (pour rester dans la volaille).

    Je ne suis pas du tout pour Elio, ni pour les socialistes en général. Mais je n’estime pas que cette vidéo où Monsieur Noeud-Pap’ nous fait un cours éclair d’Eco-pol mérite autant de remarque. D’accord, il n’a pas vraiment fait avancer les débats, mais ça arrive à tout le monde et sortir des arguments bateaux comme ceux là, c’est aussi un moyen de rapprocher la politique du peuple. N’est-ce pas le but de cette émission, après tout?

    Tu nous parles, François, d’une course effrénée à la consomation dans laquelle le PS nous aurait lancé, de grandes surfaces, de centres commerciaux, de multinationales,… Sur quoi te bases-tu pour porter une telle affirmation? (en toute méconnaissance de cause dans laquelle je me trouve).

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  3. Francois

    @ Gilles

    Franchement, quel intérêt de « parler à Monsieur tout le monde » avec un vague populisme insipide, lorsqu’il est bien entendu que tout cela n’est que vaste pantalonnade et que concrètement, il ne voudra ou ne pourra rien faire?

    Sa virile homélie s’ensuit d’un affligeant slogan genre « il faut rendre du pouvoir d’achat au gens », entrecoupé par les bon soins de D Reynders de tout aussi pitoyables « et bien, faisons-le, faisons-le! »…

    Je pense comme toi que cette énième sortie ne vaut pas la peine, raison pour laquelle je n’ai même pas pris la plume pour un billet un peu plus construit.

    La course effrénée dont je parle est celle qui est menée à Liège en tous cas (ou je connais suffisamment pour avoir un avis fondé), ou centres commerciaux et enseignes internationales, uniformisantes, tiennent le crachoir auprès des autorités socialistes. On en reparle sur ce blog si tu le souhaites…

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