Liège 2015 : la particratie a parlé !

Ce n’est un secret pour personne, j’assistais hier soir aux débats publics du conseil communal de la Ville de Liège. Deux points devaient toucher à la candidature de Liège au titre de capitale européenne de la culture en 2015 : une motion de l’opposition appuyant cette candidature et un protocole de la majorité visant à soutenir la candidature de Mons. Le conseil communal s’est prononcé contre Liège 2015, majorité contre opposition. Le conseil communal s’est prononcé pour Mons 2015, majorité et MR contre opposition (Ecolo). L’article qui suit est un peu long mais me semble intéressant à lire pour bien clarifier les enjeux.

Les mécanismes qui président à la décision politique sont éminemment complexes. Plusieurs conseillers socialistes et humanistes avaient déjà jadis interpellé le conseil dans la perspective d’une telle candidature. Ces derniers jours, la fronde a fait rage au sein des partis : nombreux étaient les conseillers qui refusaient de se plier à une décision qu’en leur for intérieur ils n’acceptaient pas. Pourtant, hier soir, toute la majorité, sans le moindre résistant en ses rangs, a voté contre la motion et pour le protocole.

Une lecture convaincante décline l’essence de la décision adoptée in fine sur un axe d’équilibre tracé entre le jeu partisan et la démocratie, sans être manichéen. Je précise directement que mon analyse n’est pas originale. C’est la lecture qui domine la plupart des interventions, comme ici ou ici. Je voudrais pourtant formaliser l’analyse et pondérer les arguments en présence.

Les partis politiques

Par définition, un parti politique est une organisation de moyens et de personnes formée en vue d’acquérir ou de conserver le pouvoir. Cet objectif est reconnu, légitime, et participe au jeu démocratique belge depuis longtemps. Ce simple constat permet déjà de tirer des enseignements féconds et explique en partie la médiocrité abyssale des débats d’hier, comme je m’en expliquerai. En effet, sur un plan temporel, on peut situer ses arguments dans trois registres.

1. Le registre du passé : par définition, un parti politique est tourné vers l’avenir (acquérir le pouvoir) ou vers le présent (le conserver). Le passé ne peut que lui servir de justificatif – parfois commode – à ses positions présentes. En effet, l’acteur politique ne prête foi à des accords informels antérieurs qu’en vertu d’une stratégie qu’il poursuit, s’il croit que le respect de cet accord lui sera bénéfique dans le présent ou dans le futur. À moins d’observer une règle morale rigide qui confine au sado-masochisme incompréhensible par l’électeur… En bref, l’essentiel des positions développées par la majorité était ancrée dans le registre du passé : ce que Liège était, comment elle a évolué, les accords d’antan, etc.

2. Le registre du présent : la cartographie institutionnelle et politique est telle, aujourd’hui en Belgique, que plus aucun des partis représentés au conseil communal ne peut décemment offusquer ou brusquer un partenaire gouvernemental… À l’exception d’Ecolo qui s’érige de facto en ramasse-baffe de toute la classe politique, tous les partis se ménagent entre eux, c’était particulièrement manifeste hier.

Le cdH suivait le PS pour un motif éminemment contemporain : il s’agissait de toute évidence d’éviter le casus belli et le débarquement de la majorité manu militari. La défaite cinglante du cdH aux dernières élections liégeoises ne lui permet plus d’exercer un contre-poids efficace au sein de la majorité.

Le MR, par le biais de son chef de file au conseil communal, Didier Reynders, a adopté une position pâlement consensuelle : oui à Liège 2015 et oui à Mons 2015. De toute évidence, il s’agissait de ne pas froisser les partenaires fédéraux. En contrepartie de cette attitude insipide, certain(e)s conseiller(e)s du groupe ont été autorisés à monter au front et à sonner la charge dans un bel esprit démagogique.

3. Le registre de l’avenir : c’était évidemment le plus prégnant lors des débats hier soir. Les regards sont tournés vers 2009 depuis juin 2007. Le PS, qui défend la « solidarité wallonne », qui hurle au sous-régionalisme quand on lui parle de « Liège 2015 », avait très clairement en vue les élections de 2009 et l’attribution plus ou moins heureuse des postes liégeois dans les prochains exécutifs wallon et communautaire.

Du pur sous-régionalisme dans l’esprit, en bref. Sans parler des probables stratégies individuelles de carrière qui se sont mêlées aux débats. Pourtant, sur le pur plan de la stratégie, le PS semble avoir paniqué et s’être replié sur sa frilosité interne et ses tabous. Il y a fort à parier qu’ils seraient sortis gagnants d’une attitude plus constructive envers le mouvement populaire qui prend naissance. Des alternatives stratégiques existaient, fut-ce celle d’une candidature fantoche.

Démocratie

La démocratie, c’est le pouvoir du peuple (demos, kratos). D’emblée, une remarque : la démocratie n’est pas forcément la panacée et il convient d’éviter à tout prix, selon moi, l’écueil d’une tyrannie de la doxa (l’opinion). Il faut maintenir des ressorts proprement politiques qui permettent le recul nécessaire à la volonté populaire.

Le système belge est une démocratie représentative, ce qui signifie que le peuple exerce son pouvoir par le biais de représentants qu’il élit à cette fin. Il décerne aux candidats victorieux le mandat de les représenter, à charge pour eux de rendre des comptes lors des prochaines élections. Voilà pour les principes.

Or, sur le plan de la démocratie, tout, absolument tout plaidait en faveur d’une candidature de Liège au titre de capitale européenne de la culture en 2015.

1. Le PS et le cdH, majorité sortante, ont fait campagne sur le thème d’une ville culturelle forte. Le PS surtout a fait de la culture à Liège un des fers de lance de sa campagne électorale, exprimant le souhait de faire de Liège une locomotive culturelle internationale, en tous cas à l’échelle de l’Euregio.

2. Reconduite sans panache, cette majorité a adopté avec force flonflons un « Projet de Ville 2007-2015 » qui intègre des objectifs très ambitieux en matière culturelle, qui auraient trouvé leur plein épanouissement dans le cadre d’une capitale culturelle européenne. Il y est notamment écrit que « la Ville mise sur la culture pour son avenir » et entend « positionner Liège comme métropole culturelle ».

Au demeurant, de nombreux conseillers de la majorité étaient très attachés au projet et ont longtemps résisté avant de le brader. J’ignore les pressions réelles qui ont été exercées. Ce que je sais, c’est que plusieurs ont voté « non » la mort dans l’âme. Dans l’ensemble, le groupe cdH à voté à contre-cœur. Quelle force a-t-elle pu les y contraindre ?

3. La démocratie est étroitement liée à l’État de droit et au respect des procédures. À cet égard, la ville de Liège était déliée de tout engagement politique et de toute contrainte juridique. Elle disposait en droit de toutes les clés pour déposer une candidature. En fait, un accord avait été conclu dont certains se sont prévalus (c’était l’argument prépondérant du cdH) lorsque même cet accord, devenu illégal entretemps, pouvait être dénoncé. Il était plus commode de s’y référer…

4. Pour couronner le tout, un fort mouvement citoyen s’est fait jour spontanément, soucieux de défendre les intérêts culturels de la ville. Un mouvement pas précisément opposé aux idées politiques de la majorité, contrairement à un certain dénigrement qui a consisté à voir dans le chef des pétitionnaires une attitude de déstabilisation politique peu recommandable. Or, ce mouvement n’a pour ambition que de faire renaître sa ville et lui rendre un second souffle.

5. Au demeurant, je crois que systématiquement tous les intervenants ont reconnu la légitimité de principe d’une candidature de Liège, tous ont souligné ses fantastiques atouts culturels, tous ont remercié « l’enthousiasme » des promoteurs de l’appel, tous ont salué l’envie forte des Liégeois d’une culture différente, tous ont applaudi la mobilisation citoyenne, tous ont promis de meilleurs lendemains…

Et pourtant…

Conclusion

… Tous, au sein de la majorité, accompagnés du MR sur la motion entérinant la candidature de Mons, ont clairement pris une décision de principe défavorable à Liège, contraire aussi bien à leur programme qu’à leur Plans stratégiques, contraire à l’État de droit et contraire à la volonté citoyenne. Dont acte.

En l’espèce, j’ai voulu montrer que le jeu partisan est un mal nécessaire. Sans doute trouve-t-il une légitimité dans la manière dont fonctionne une démocratie représentative. Pour autant, la démocratie pose une série de principes qui ne sont pas toujours compatibles avec les intérêts partisans. À mon sens, je l’ai dit, la tyrannie de l’opinion n’est pas une option nécessairement viable. Je crois sincèrement qu’un point d’équilibre doit être fondé et légitimer le consensus qui émerge. Entre démocratie et particratie.

Manifestement, ce point d’équilibre n’a pas été trouvé hier. C’est un constat, pas une opinion. Les argumentaires développés par de trop nombreux membres de la majorité sonnaient hélas bien creux. Il est évident que, pour ce cas-ci, ce sont les partis politiques qui ont parlé, en lieu et place du peuple supposé être le détenteur ultime et légitime du pouvoir.

Bon, ce n’est pas un drame. Maintenant, il va s’agir pour la majorité d’être confrontée à ses actes et d’assumer ses responsabilités. Fondamentalement, l’intérêt premier de Liège a été mis en sourdine au regard de considérations irrecevables pour la population. Celle-ci devra prendre acte et renouveler les voies du combat culturel à Liège : il ne fait que commencer.

Une réflexion au sujet de « Liège 2015 : la particratie a parlé ! »

  1. Alain

    Long, mais pour ma part non seulement intéressant, mais très instructif. Ma crainte est simple à résumer : la modélisation de la conviction liégeoise est dangereuse. On finit par confondre : choix de la capitale culturelle, ou … choix des candidats. Alors qu’il s’agit juste de laisser les villes le désirant de porter sa candidature. Ce qui me rassure, c’est que vraisemblablement, les élus liégeois n’en ont pas la carrure. Mais alors, Mons non plus. Bref, cela devient un principe simple : le liégeois, demande de vrais projets, et non des pierres. Les projets entrainent les édifices et les réalisations. A liège on fait l’inverse, en s’asseyant sur les promesses pré-électorales, sans écouter un tant soi peu la vox populi. Or, le débat existe, et nul ne penserait dominer une majorité démocratique. Et pourtant. La particraite, mise en place par l’électeur… devient à contrario le pire ennemi de la démocratie en s’opposant à la volonté dominante du citoyen. Or, ici, le citoyen est Liégeois. On le voit bien pour CHB (même débat intra parti) qui videra un peu plus la ville de sa substance. Même principe pour le tram, que l’on annonce bénéfique, mais dont on calcule le cout en y incluant le fonctionnement pour 30 ans. (pas mauvaise idée en soi, mais face à d’autres projets comptabilisés sur les euls chiffres de la réalisation, la bagarre est faussée). Même principe encore pour le déplacement de l’hopital CHC ou, tardivement, tous les partis ont déclaré etre favorable à fontainebleau. Mais…. Et c’est là qu’est l’os. On se fout totalement du fait. CHC à Glain ou à Fontainebleau… Mais qui, à Liège a réellement écouté le citoyen ? Qui a envisagé les possibilité de réhabilitation du quartier ? Qui a pensé corriger les erreurs de Mr Destenay et de son autoroute urbaine ? D’un autre côté, le monde culturel sourit aux projets du standard. Or, dans ce dernier cas, c’est tout aussi important pour la ville, que la culture. Il ne faut pas de guerre ou d’opposition de projets. Juste, remettre le débat sur la place, et en tenir compte….. Et ça, c’est pas gagné. Merci pour l’article.

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  2. Benoît

    Excellent texte et pas si long que cela. Je préfère cependant la conception de François Perin à propos de la notion de parti politique auquel il ne confère qu’une existence temporaire puisqu’il n’existe que pour atteindre un objectif qui rassemble les personnes qui le forme, celui-ci n’étant évidemment pas de péréniser son existence.
    Pour moi, la particratie, c’est le cancer de la vie politique belge. On l’a encore vu avec les positions forcées du CD&V à cause de son alliance avec la NV-A. A Liège, et en Wallonie, tout me porte à croire que ce cancer est généralisé au point de créer des positions schyzophréniques du genre de celles vues dans le cas qui nous occupe où on vote non alors qu’on pense oui et qu’il s’agit là de la seule position raisonnable compte tenu de tous les éléments. Je ne comprends pas davantage la position de Willy Demeyer à moins qu’il ne s’agisse là que de carriérisme.
    En plus, il avance comme argument l’identité wallonne. Faut vraiment avoir rien compris pour avancer telle ineptie.

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  3. Chaos Theory

    Il serait inopportun de saboter l’identité wallonne en mettant Liège en lice et malhonnête de la part des différents partis de revenir sur le consensus politique quant au choix de Mons
    ==> Heuuu, depuis quand Mons est le représentant de l’identité Wallone?
    ==> Si on parle « d’identité » wallone, merci d’en donner une définition…
    ==> Mons représente à tout le plus le PS et son président…
    ==> De quel consensus politique parle-t-on? Ici, on ne demande rien d’autre qu’une possibilité de présenter une candidature!

    Le CDH a souligné que soutenir Mons, c’était mettre à l’honneur toute la Région wallonne. Et de plaider pour une forte présence de Liège dans le projet de Maastricht d’être capitale culturelle en 2018
    ==> 1. Maastricht, c’est en Hollande… vous pensez que les Hollandais voudront vous laisser prendre la vedette?
    ==> 2. Capitale culturelle, c’est au niveau d’une ville… pas de deux.

    Liège est une « capitale culturelle de fait »
    ==> Que diable ne le fait-elle plus savoir?
    ==> A ma connaissance, les touristes japonais visitent la Butte du Lion, Brugges, Bruxelles… Il est temps que Liège rénove et mettent en valeur le patrimoine culturel…

    Le Collège propose dès lors un « événement d’ampleur » : une exposition internationale en 2017
    ==> Ouftiiii… et sur quel budget? Est ce bien opportun?
    ==> Encore une fois, on sent les barronies…

    En bref, si vous voulez voir un Wallon et jauger de son identité, nous vous invitons à visiter la magnifique ville de Mons, réserve naturelle des derniers wallons…

    Décidemment, le niveau des débats restent affligeants, les barronies socialistes bien vivaces et la Wallonie totalement incapable de porter un projet commun. Avec la suite des événements à venir, le risque de scission avec la Flandre, nos querelles intra-communautaires sont du plus bel effet pour redonner confiance…

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  4. Fabian le Montois

    Bien que je sois d’accord sur le fond de l’article, je voudrais ajouter une petite précision concernant les critères d’éligibilité au titre de Capitale Européenne de la Culture.

    On peut lire sur le site de la Commission Européenne que
    (http://ec.europa.eu/culture/our-programmes-and-actions/doc435_en.htm)

    « A city is not designated Capital of Culture solely for what it is or what it does. It is awarded the title principally on the strength of the programme of specific cultural events which it proposes organising in the year in question, which is meant to be an exceptional year »

    « …the concept of Capital of Culture is entirely different from that of, for instance, the UNESCO World Heritage sites »

    En d’autres mots, il s’agit plus de permettre à une ville de développer un potentiel culturel futur que de permettre à une ville de présenter un héritage culturel passé.

    Le vengeur montois 😉

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  5. Francois

    @ Alain

    Je vous rejoins entièrement. Il n’y a pas un problème dans le rapport avec le citoyen. En recoupant avec vos interventions sur http://blog.liege2015.eu , le sentiment qui émerge est bien celui d’une pelote de problèmes, un écheveaux inextricable de problèmes tous interdépendants les uns des autres… On ne sait pas sur quelle ficelle tirer en premier ni avec lesquelles elle tisse ses liens…

    @ Benoît

    Une thèse un peu séduisante consiste, dans la foulée de votre propos, à dire que les doctrines de gauche et de droite ont perdu leurs spécificités en se fondant dans le modèle de l’État providence et que cela a été renforcé avec la chute du mur de Berlin. Dès lors, plus aucun modèle sociétal ne se dégageant, la particratie s’ouvrait aux boulevards de l’électoralisme

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  6. Francois

    @ Chaos Theory

    « La solidarité wallonne sinon la malhonnêteté intellectuelle », c’était un argument complètement énorme. Gasp! Nous étions plus d’un à avoir failli avaler notre nœud papillon…

    Quant à Maastricht, avant tout, c’est une ville qui se situe dans un pays démocratiques où probablement plusieurs villes se porteront candidates. Rien n’est définitivement joué à ce stade, c’est un cheval sur lequel je ne miserais pas tout.

    @ Fabian le Montois

    Bonjour, bienvenue et merci de monter au front! Si je puis me permettre, « entirely different » signifie « entièremment différent », mais que je sache la différence n’exclut pas la complémentarité. Bien sûr, le patrimoine historique doit être mis au service d’un projet culturel cohérent, ce dont précisément Liège est actuellement dépourvue, au contraire de Mons.

    En revanche, Liège connaît un mouvement populaire pour ce titre de 2015. A ma connaissance, le projet culturel de Mons ne soulève pas un tel enthousiasme populaire… Or, le règlement prévoit l’intégration citoyenne sur un plan européen 😉

    En tous cas, nice try et merci de votre participation constructive au débat. Anyway, le but de la campagne Liège 2015 n’est en rien de s’inscrire en faux contre la candidature de Mons… Il s’agit juste de défendre une belle ville qui le mérite, sa classe politique exceptée !

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  7. himself

    « le règlement prévoit l’intégration citoyenne sur un plan européen » »Il s’agit juste de défendre une belle ville qui le mérite, sa classe politique exceptée ! »

    Bel et excellent article, François !

    Continue à défendre ce qui te semble juste.

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  8. SuzyLlee

    Tiens donc, la majorité PS-Cdh n’a pas voté favorablement pour présenter la candidature de Liège comme capitale culturelle 2015! Alors que les Ecolo la soutenait… On dira encore surement que c’est la faute à Elio.

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  9. Francois

    Et bien SuzyLlee, ta perspicacité est sans limite 🙂

    En effet, à part une pression politique – avérée, de source sûre – en provenance de Mons, rien ne justifie que Liège ne joue pas sa chance.

    Di Rupo a noyauté le débat depuis longtemps de manière complètement opaque.

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  10. SuzyLlee

    En même temps, cela fait des lustres qu’il était convenu chez nous de laisser sa chance à Mons bien avant que Liège ne pense même poser sa candidature. De plus, d’après ce que j’ai pu lire il y a plusieurs semaines dans un article du journal Le Soir, la préférence se portait vers une ville wallonne plutôt pauvre économiquement…

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  11. Francois

    En toute illégalité… La procédure européenne proscrit toute prise de position privilégiée envers une ville. A ce titre, les accords de la communauté française et de la Région wallonne envers Mons sont nuls et non avenus.

    La décision n’appartient qu’à un jury international, qui se prononce sur base d’un projet culturel. Liège a le potentiel de promouvoir un tel projet !

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  12. Suzy Lee

    Le Cdh et le PS n’avaient qu’a voter en sa faveur s’ils pensaient y trouver un réel sens. Maintenant, si tu me dis que le Cdh s’est laisser convaincre par le PS et a prétendument voté à contre-coeur, il faudrait qu’ils changent leurs conseillers!

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  13. Ping : Solidaire avec Liège 2015 | Jean Yves Huwart.be

  14. Chaos Theory

    La Saga continue…
    http://www.lalibre.be/actu/gazette-de-liege/article/424226/la-petition-ne-restera-pas-sans-suite.html

    j’adore quand Bouli dit :« Je me sens extrêmement déçu par le manque de courage politique, par la lâcheté de certains. Tout semble cloisonné. Les accords politiques sont une réalité, certes, mais il n’est pas inscrit dans la Constitution que c’est, sans cesse, ce jeu politique-là qui doit prévaloir sur les opinions citoyennes »

    ou encore la réaction quelque peu libérale de Patrick Corillon: « Les autorités veulent « aider » les artistes. Mais comprendra-t-on un jour qu’ils n’ont pas besoin d’une attitude d’assistanat et qu’ils sont, eux aussi, un moteur ? Il faut oser croire en la culture et développer un projet d’envergure. Nous ne demandons rien de clinquant mais un travail de fond, des projets. Il faut faire confiance aux artistes ».

    La concusion, je la laisse à François Schreuer : « Je n’ai entendu aucun argument solide. On ne s’oppose pas à Mons, on veut être dans la construction. Même perdante, la candidature de Liège aurait permis de mettre quelque chose sur pied. Il ne s’agit pas d’un enjeu de budget mais de personnes. Nous espérions autre chose »,

    Oui… enfin un projet cohérent… et ceci vaut aussi pour d’autre ville en Wallonie, même si elles ne postulent pas…

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  15. Francois

    Pour le moment, l’équipe Liège 2015 accuse un peu le coup et s’interroge sur les suites à réserver à cela. L’avenir le dira.

    Il s’agirait de fédérer les forces soulevées autour d’un projet culturel ambitieux… Et il semble qu’une opportunité viennent d’être admirablement (et irréversiblement) manquée par le conseil communal !

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  16. fizzzz

    Et maintenant ? l’équipe Liège 2015 accuse toujours le coup ??
    Pourquoi pas organiser un grand barbecue festif sur le tracé de CHB (puisque ça fait partie de la pelote) avec les signataires de la pétition.. ? Ca pourrait au moins mettre du baume sur le coeur, non ? …

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  17. Francois

    @ Fizzzz

    Ne vous en faites pas, les projets sont sur les rails… On en reparle très bientôt!

    Mais l’idée du BBQ géant est excellente, je crois qu’elle mérite d’être inscrite à l’ordre des discussions 🙂

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  18. EJ

    Si je puis me permettre, un bbq est une source importante de CO2. Pas sûr que ce soit dans la lignée des arguments « réchauffement climatique » avancés pour combattre CHB 😉

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  19. Francois

    Va falloir se rabattre sur une salade de thon… ha non! Le thon est en voie de disparition 🙂

    Bon et bien une salade de maïs alors… Non plus, il est transgénique!

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