Les Citrouilles, bon pied bon oeil

Forêt nationale, je n’aime pas. C’est une espèce de remise à moutons où s’entassent les ignorants venus consommer du média culturel comme on se baffre de pop-corn au Kinepolis. Le principe ; premier arrivé, premier servi en ce qui concerne les meilleures parties de la salle (celles où on se trouve à moins de 200 m de la scène). Dans la pratique, l’idée est d’arriver super tôt avant le concert pour réserver ses places et pouvoir aller dévaliser un bar prohibitif. Forêt nationale, je n’aime pas.

Smashing Pumpkins

Des milliers de têtes de citrouilles (pumpkins) réunies, donc, et – ça tombe bien – un groupe venu précisément les faire éclater en mille morceaux, j’ai nommé ; les Smashing Pumpkins. Les Smashing Pumpkins, c’est ce groupe qui a bercé mon adolescence avec des tubes dantesques, comme Today, Disarm, Bullet with butterfly wings, Zero et tant d’autres. Séparés en 2000 (j’étais allé à Gent pour la tournée d’adieu) et de retour en 2008 avec une partie historique du groupe amputée.

On déplorera pour la forme l’absence d’écran ; des tribunes où je me suis trouvé parqué, on ne pouvait que vaguement distinguer des silhouettes là-bas au loin.

Hé bien, les Smashing sont de retour et ils sont pas contents! Ils sont venus donner une leçon de rock bien trempé aux amateurs et ils sont plutôt doués dans ce registre. Les tubes s’enchaînent, la plupart joués up-tempo, les atmosphères aussi. Le light show est tout simplement somptueux. La voix de Billy Corgan n’a pas changé d’un iota. Le groupe est solidement en place et balance assez bien ses standards mâtinés de compos plus récentes.

Smashing Pumpkins

Les moments forts se situent au départ, lorsque le groupe entame avec une de mes préférées de leur double CD Mellon Collie & The Infinite Sadness, à savoir Porcelina of the Vast Ocean. Ensuite, on retiendra Tonight, Tonight, vachement bien maîtrisé ; le 1979 version Corgan en solo, seul face à Forêt ; la transition énorme entre Blue Heaven et la destructrice Everlasting gaze ; enfin, Bullet with Butterfly wings scandée à la folie.

Le concert finit sur un délire bruitiste qui tire un peu en longueur, laissant un public comblé et saturé (niveau oreilles), avant un bref rappel pour la forme (c’était une reprise de Superbus, oui ou non?). Un groupe qui tient encore la route du rock aujourd’hui!
chronique sur 7 sur 7

NB : cette chronique s’était égarée dans mes brouillons, la voici publiée beaucoup trop tardivement à usage exclusif de ceux que cela intéresserait…

Une réflexion au sujet de « Les Citrouilles, bon pied bon oeil »

  1. Alexandre Plennevaux

    aah, moi je suis un inconditionnel de leur tout premier album Gish, le reste étant so and so. j’ai totu de meme bien aimé « love is suicide » sur Mellon Collie & the infinite sadness. mais je ne crois pas qu’ils la jouent en live. pourtant elle dégomme!

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  2. Francois

    J’aurais dû dire Forest national? 🙂

    En fait, je vais cracher le morceau : c’est un clin d’oeil sous forme de private joke. Allant de LLN à Uccle, on s’est méchamment plantés de route, s’égarant pour une virée surréaliste dans la forêt de Soignes… Qui pour le coup, déserte et brumeuse, paraissait gigantesque…

    Tout ça ne nous rendra pas la forêt d’Anlier mais voilà pour le lapsus volontaire 🙂

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