Enorme : le clavier Dvorak

Cher lecteur, lorsque tu apposeras un commentaire au bas de cet article, sache que tu le feras avec un clavier archaïque. Preuve supplémentaire s’il en était besoin que l’économie à ses raisons que la raison ignore, l’actuelle disposition des touches du clavier, établie dans des circonstances très particulières, est tout sauf fonctionnelle. Je dirais même plus : elle est calculée de la manière la plus contre-intuitive qui soit!

Petit historique d’un clavier archaïque (source: clavier Dvorak sur Algo.be)

Le clavier Azerty, une simple adaptation du Qwerty pour la langue française, viendra vers la fin du XIX° siècle. La disposition Qwerty a été en fait conçue pour pallier les imperfections mécaniques des premières machines à écrire dont les tiges de touches voisines avaient tendance à se coincer l’une l’autre : l’idée à la base de ces dispositions est d’écarter le plus possible les lettres fréquemment contiguës dans un texte, afin de ralentir la vitesse de frappe et d’éviter que les tiges de la machine ne s’emmêlent.

Dans les années 1930, aux Etats-Unis, August Dvorak inventa une autre disposition optimisée pour le confort et la facilité lors de la frappe de texte en langue anglaise, disposition connue sous le nom de Dvorak (clavier Dvorak). Aujourd’hui cette disposition, malgré ses avantages, reste peu utilisée. De fait, le clavier Qwerty (ou Azerty) est un bel exemple de domination d’une technologie dépassée.

Il existe des variantes, voir sur Wikipédia. Pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus… Le blog de Ploum apporte de longs et circonstanciés développements dans cet article.

[click l’image pour agrandir]

Clavier Dvorak

Une réflexion au sujet de « Enorme : le clavier Dvorak »

  1. Ø

    Lorsque vous devez passer d’un clavier AZERTY à un clavier QWERTY où seuls quelques lettres et quelques signes diffèrent, c’est la croix et la bannière pour taper un texte convenable.

    Si il faut modifier tout le conditionnement mis en place pour taper plus ou moins correctement, cela ne peut, au niveau des entreprises et administrations, qu’entrainer des frais non négligeables.

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  2. Francois

    Je concède d’importants coûts d’apprentissage. Je comprend aussi ce qui rend réfractaire à perdre ses acquis AZERTY ; j’utilise toujours moi-même un tel clavier.

    Disons qu’il faudrait considérer cela comme un investissement. L’implanter progressivement sur toutes les machines ; à terme, je suis persuadé que les gains de rapidité dans l’utilisation justifieraient pleinement la démarche…

    En attendant, l’inertie reste de mise. Il aurait fallu penser à cela lors du boum de la micro informatique, je dirais dans les années ’90.

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  3. Francois

    Touché, coulé!

    Je suis le premier à pourfendre ce genre de discours fonctionnalisant ou productiviste.

    Disons que la grande majorité des gens s’accommodent sans mal de ces petites irrationalités du quotidien… Appelons cela la poésie de l’informatique.

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  4. The Dude

    0 » Ce n’est pas tellement une question de productivité que de grand confort…

    Je tape ces lignes en Dvorak Bépo sur un Natural Keyboard 4000 et je pense être sur du velours par rapport à un clavier cassique et Azerty. xD

    ok six mois plus tard mais la précision me semblait nécessaire 😀

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