Le monde selon Monsanto

Le livre qui s’apprête à sortir sur la firme Monsanto, productrice à la fois d’OGM, de pesticides et d’autres produits, fait beaucoup parler de lui. Il s’agit d’une enquête réalisée par une journaliste indépendante, Marie-Monique Robin. Celle-ci s’est rendue sur le terrain, a rencontré une série d’acteurs impliqués ou ayant été impliqués dans des rapports avec Monsanto. On parle de ce livre dans beaucoup de journaux, par exemple dans cette chronique de Libération.

La firme est l’objet de critiques régulières, sur lesquelles je reviendrai plus en détail dans un article plus fourni. Je vais me contenter ici d’expliquer combien il est difficile d’appréhender de manière compréhensive cette firme. Elle nourrit un malaise qui est difficile à théoriser ; elle est un excellent exemple de la prolifération des hybrides (j’ai lu ça un jour chez Bruno Latour). Chacun d’entre nous a pour habitude de catégoriser ce dont il parle, de lui apposer une étiquette. Périscope n’échappe pas à la règle, avec différentes catégories dans la colonne de droite. Potentiellement, le cas Monsanto pourrait s’inscrire dans chacune d’entre elles. Technoscience, économie, politique, environnement, …

Difficile donc de rendre compte de tous ces aspects. En attendant, ARTE diffuse le 11 mars prochain un documentaire développé parallèlement au livre. Au-delà de la critique facile ou du pur préjugé (ce qu’on reproche – selon moi à tort – à certains mouvements de faucheurs d’OGM, allant jusqu’à les taxer de paranoïa), gageons qu’une sérié d’éléments factuels rapportés permettrons d’alimenter – sans mauvais jeu de mots – un débat majeur de ce début de siècle.

ADDENDUM 09/03 : blog d’ARTE sur l’émission

Bande annonce

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