Les Ardentes, premières confirmations

Les ardentes

Les Ardentes, c’est ce nouveau festival situé en région liégeoise qui propose une affiche pop-rock-électro de première qualité, dans un cadre convivial et détendu. Le prix est très abordable (80 € les 4 jours + forfait de 15 € pour le camping) au regard des percées inflationnistes entreprises par les autres festivals.

Je n’ai aucune action dans la société mais l’an passé en tous cas, le festival valait franchement le détour. C’est un bon moyen terme entre Werchter (festival à mouton, mastodontes internationaux et tarifs scandaleux) et Dour (dépotoir, débauchage et éclectisme pointu – parfois trop)

Alors, trêves de suspense : voici les premières confirmations

(17/80)!

DAVE CLARKE, DIONYSOS, THE STREETS, TRENTEMOLLER (live), GOOSE (live), BOOKA SHADE (live), GIRLS IN HAWAII, SPIRITUALIZED, DAS POP, SOLDOUT, DR LEKTROLUV, THE CINEMATIC ORCHESTRA, SEBASTIEN TELLIER, etc.

8 réflexions au sujet de « Les Ardentes, premières confirmations »

  1. Suzy Lee

    Premiers noms relativement remarquables, je pense notamment à The Streets. Pour le reste, à l’exception de certains, on note la présence de plusieurs groupes belges. Bien. Très bien même. Mais bon, entre payer 80 euros des groupes en tournée perpétuelle sur notre sol, ou 160 des groupes internationaux ou le show vaut le déplacement, moi je n’hésite pas. Il est un peu simple de critiquer la qualité d’un groupe en résumant son opinion au prix du ticket. Oui, certains groupes deviennent connus, oui les tarifs augmentent. Bien sûr, il faudrait que l’inflation du prix de Werchter chez nos chers voisins arrête tout doucement. Mais pourquoi critiquer ceux qui apprécient le show, la mise en place et l’organisation incontestable de Werchert? Je crois qu’il faut arrêter de critiquer négativement les choses et plutôt s’intéresser aux points positifs qui constituent toujours la qualité du festival.

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  2. Francois

    Ha, j’aime être contredit!

    En ce qui concerne les groupes belges, je te donne raison ; il y en a pas mal et c’est bien, très bien même. Mais crois moi, ta critique à leur égard est infondée ; car les Girls in Hawaii, Das Pop ou même Soldout passeront tout aussi certainement en tous cas à Dour, et pourquoi pas à Werchter (Das Pop c’est certain, GIH c’est probable et Soldout c’est possible). Donc, ici ou là-bas, qui dit festival belge dit groupes belges et… souvent les mêmes.

    Par rapport à Werchter, la critique du prix est réductrice, je te le concède. C’est-à-dire que ce que j’avance implicitement par là c’est une critique de la musique-Kinepolis, qui se métamorphose d’un média culturel à un média de pure consommation. Ajoute à ça les objectifs bassement mercantiles avoués, les 70 000 compagnons de consommation qui prennent de la place, une bouffe immangeable et excessivement coûteuse et enfin, un lobby pro-flamingand actif et parfois perturbateur… Je pourrais développer, mais je crois avoir été suffisamment explicite 🙂

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  3. Suzy Lee

    Ahaha! Donc en réalité, ce qui te fait avoir un avis aussi radical sur la question du festival de Werchter se résume à une critique d’ordre social. Oui, j’avoue que cela devient difficile de faire un festival dans des circonstances optimales de bon savoir-vivre. Le prix de la bouffe, j’ai pu constater qu’il était relativement identique d’un festival à un autre, que tous les festivals fonctionnent inévitablement selon une logique commerciale et qu’enfin Radiohead, REM, Roisin Murphy ne sont pas pour moi des groupes pouvant être réduits à l’étiquette de musique « kinépolis ». Mais bon, c’est plutôt une bonne chose que les avis divergent! 🙂

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  4. Francois

    Je persiste et signe : ma critique se veut autant culturelle que sociale. Un festival de rock devrait par essence être un lieu d’alternativité et forcément promouvoir une culture associative. C’est de moins en moins le cas dans des festivals qui pourtant ont cette vocation depuis leurs débuts, comme Dour. Je t’accorde que, malgré tout, ce n’est pas le message prépondérant aux Francofolies ou aux Ardentes, qui restent des évènements familiaux à vocation commerciale. Mais Werchter… De Werchter a disparu toute trace de bon esprit, de dynamique positive et constructive… Disparu toute promotion d’un message à vocation politique ; où sont la solidarité, l’écologie et l’envie de faire bouger la société?

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  5. Suzy Lee

    J’ignorais qu’un festival devait être porteur d’un quelconque message politique. Heureusement que ce n’est pas le cas! Quelle horreur. Rappelons que Werchter, le Pukkelpop, les Ardentes ou autres ne sont pas le Live Earth. Là où cela devient inquiétant c’est lorsque l’on parle de servir les intérêts politiques à travers n’importe quel événements qu’il soit culturel ou non. A méditer.

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  6. Francois

    Je crois qu’il y a un malentendu. Je n’ai pas dit : « politique » au sens explicite et donc restrictif du terme. Il n’y a d’ailleurs rien de plus ignoble que ces dégoulinants Live Earth sponsorisés par MSN ou Live 8 dont les bénéfices engrangés n’ont même pas été redistribués à la cause promue. Un festival, quelqu’il soit, véhicule un message, un esprit, une philosophie. Tu me rejoindras si je te dis qu’un festival comme Esperanzah! n’a rien à voir avec Werchter. Peut-être les deux poursuivent-ils un but économique, au moins minimaliste, à savoir : fonder les conditions de leur propre pérennité. Mais au-delà de ça, l’un délivre chaque année un message intéressant et valorise un certain mode de vie, bien loin de « servir des intérêts politiques » directs. Pourtant, ce message est politique implicitement également, au-delà du thème retenu, par la structure et l’affiche proposée ainsi que par la philosophie qui sous-tend l’évènement.

    Werchter, en étant organisé de cette façon-là et pas d’une autre, ne délivre peut-être pas un message politique direct (style Live 8 ou Live Earth). Mais il y a un contenu éminemment politique, qui est implicite et pourtant bien réel. Werchter valorise une certaine société de consommation, un certain mode de vie orienté sur la « satisfaction de besoins pour maximaliser son utilité individuelle » (puisque le seul objectif est économique, je parle en termes économiques).

    Un festival ne doit pas être porteur d’un quelconque message politique. Un festival est un message politique en soi, fut-ce implicite. C’est un point sur lequel je ne transigerai pas : se rendre à un festival est en soi une caution apportée à son organisation. Je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire. Je dis qu’il faut être lucide et critique par rapport à ça. Et si on décide de s’y rendre, ce qui relève de la pure décision privée, il faut assumer cela, ce n’est pas plus compliqué.

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  7. Suzy Lee

    Le terme « philisophie » semble dés lors plus approprié, comme tu en parle d’ailleurs très brièvement 😀 Reste que prétendre qu’une affiche soit implicitement politique ne me semble pas justifié puisque les organisateurs invitent les groupes suivant leur actualité.

    Mais dis moi, que vaut cette haine soudaine pour certains festivals, ceux-là même que tu fréquentais auparavant? Les diverses philosophies ont pourtant toujours été celles que tu critique aujourd’hui.

    Pourquoi cette réorientation soudaine?
    Bon après ça moi je déconnecte un peu!
    Kusjes

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  8. Francois

    Si les organisateurs n’invitaient les groupes qu’en fonction de leur actualité, toutes autre choses restant égales, tous les festivals auraient la même affiche. Je ne suis pas sûr que Di Antonio et Schuermans réuniraient le même panel d’artistes dans les mêmes conditions et les mêmes disponibilités (pour caricaturer).

    Mais tu as raison, trêve d’épilogues. Sombrer dans le « tout au politique » de ’68 n’est probablement pas la solution miraculeuse. Mais, comprenons-nous bien : je ne porte aucune « haine » à ces festivals que j’ai en effet fréquenté plus souvent qu’à mon tour. J’essaye simplement d’avoir un peu de recul et de ne pas tout prendre – mon ticket compris – pour argent comptant.

    Je suis un consommateur, mais je me soigne.

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