La NV-A est allée trop loin

La décision de la NV-A de ne pas entrer dans le Gouvernement « définitif » (jusqu’en 2009?) n’a rien de surprenant.

Ils ont abusé de leur pouvoir de blocage numérique lors des crises à répétition. Ils se savaient indispensables. Résultat : ils en ont lassé plus d’un et ont commis l’erreur de croire qu’ils pouvaient manifester la même intransigeance à l’heure où les partis commençaient à faire preuve de pragmatisme et où, en outre, ils devenaient arithmétiquement insignifiants, puisque contournables.

Finalement, ce qui a été annoncé hier, c’est bel et bien une rupture implicite du Cartel, que cela plaise à ses dirigeants ou non. C’est un aveu d’impuissance frustrée qu’a formulé De Wever.

C’est un pas dans la bonne direction : une négociation à « tête reposée » où l’on discute de vrais enjeux politiques et pas d’une sombre idéologie sécessionniste. Maingain, malgré toutes ses gesticulations de ce week-end, ne fait que chercher à exister médiatiquement. Mais nul doute que devant lui aussi, bien que le FDF ne l’assume pas publiquement, bien des horizons de blocage se sont bouchés.

Vivement la suite!

[NB: beaucoup moins d’agitation médiatique autour de ces accords nocturnes sur le « premier paquet » et sur le « budget »… l’un et l’autre ont abouti, sans fuites mais également avec moins de pression me semble-t-il. Faut-il voir dans cette accalmie du jeu médiatique un lien de cause à effet avec l’aboutissement plus rapide de négociations concrètes?]

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