Cher anonyme, …

Cher anonyme,

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Après mûre réflexion, voici quelques-uns des éléments qui me sont venus en tête suite à ton commentaire. Ils donneront probablement lieu à quelque chose de plus construit ultérieurement sur le positionnement politique. Je vais d’abord tuer le suspense : non, je ne suis pas Ecolo. Bien que la thématique de l’environnement me préoccupe au premier plan, je ne suis pas convaincu qu’elle soit soluble dans un parti politique. A fortiori dans un parti qui attend encore le Grand Soir et l’Emancipation de l’Humanité pour arriver à ses fins écologiques…
Vous me demandez si l’écologie est politique. J’ai envie de vous répondre que l’affirmation inverse équivaudrait à en déléguer la responsabilité à une obscure « main invisible », autrement dit, à un rapport de force entre acteurs économiques et politiques. Au niveau de la ruche planétaire, chaque abeille définit sa propre conception de l’écologie aussi en vertu de ses intérêts stratégiques. Faut-il, pour s’en convaincre, évoquer le cas des taxes carbones, litigieuses au regard du droit de l’OMC? Bien sûr, l’écologie est politique.

Toute problématique peut s’analyser sous un angle économique, social ou écologique. A cet égard, vous l’avez souligné, les clivages perdent de leur pertinence. Les hybrides prolifèrent. Un aspect environnemental peut être soulevé derrière chaque dossier à l’agenda. C’est la raison pour laquelle l’Union européenne prone un principe d’intégration pour faire de l’environnement un champ de compétence intégré, transversal. Or, face à des enjeux économiques (croissance) ou sociaux (l’emploi) tangibles, l’environnement, dernier arrivé dans le débat public, reste presque forcément le parent pauvre. Les thématiques de l’écologie sont donc éminemment politiques, mais s’insèrent difficilement dans les champs traditionnels d’action publique.

Selon toi, je ferais preuve de naiveté bourgeoise. J’imagine qu’il doit y avoir du vrai là-dedans, et je vais m’en justifier en dissociant chacun de ces termes. Naiveté, certainement. Je l’assume et la revendique. Derrière la naiveté se cache la capacité à se dégager du pragmatisme ou d’un réalisme castrateur. Je refuse, à mon jeune âge, de troquer mes utopies (c’est beau, ça, hein? :-). Bourgeoisie, probablement. L’écologie est laissée sur la touche en politique, en tous cas en Belgique ou elle est subsidiaire et marginale. Voilà la raison pour laquelle cet aspect-là de mon discours prédomine, mais cette volonté de faire passer l’environnement avant les préoccupations économiques ou sociales est plus ou moins conscient. Voilà pour la naïveté bourgeoise et, au passage, pour l’explicitement écologique.

Ainsi, dans le cas qui nous préoccupe, il est vrai que j’ai esquivé les effets redistributifs de la gratuité du train. C’est que j’estime que les moyens budgétaires doivent faire l’objet d’un artbitrage politique au sein de l’enveloppe « mobilité » allouée par les pouvoirs publics, pour autant que le permette la complexité institutionnelle belge. Ainsi, la gratuité du train pourrait être financée au détriment des subsides versés aux compagnies aériennes, ou par une taxe sur le low-cost, ou par l’instauration d’un vrai éco-malus sur l’automobile ou encore en reconçant au coût de CHB, nonobstant les niveaux de compétence.

Explicitement écologique, donc. Implicitement de droite? Je n’aime pas les clivages. La gauche, la droite, ça ne m’évoque rien ; je pourrais développer ça plus amplement plus tard. En l’occurrence, je ne peux souscrire à tes arguments. En effet, je dénonce un « effet d’annonce » dans le chef de Di Rupo. PS ou pas PS, cela reste un effet d’annonce ; ce n’est pas une position « de droite ». Ensuite, je fustigerais gentillement les syndicats. Le ton de l’article peut le laisser croire… La vérité est qu’un syndicat est constitué en vue de la défense des intérêts de ses affiliés. Confrontés à la perspective de pertes d’emplois, il serait tout à fait légitime dans le chef d’un syndicat de s’opposer au projet. Cela dit, la classe politique belge redoute terriblement l’opposition syndicale ; c’est un fait. Il se trouve que l’environnement n’est pas syndiqué et ne dispose d’aucun moyen de pression sur le politique à court terme. Enfin, réclamer une intervention de l’Etat pour la gratuité des trains, ce me semble correspondre plutôt à un comportement de gauche. Fais-je erreur?

L’écologie est politique mais peine à être prise en compte. A ma modeste mesure, cher anonyme, je me fais l’humble porte-parole d’une nature opprimée, certes. Mais je ne suis implicitement ni de gauche, ni de droite. Alors, cher anonyme ; un nouveau pronostic?

Une réflexion au sujet de « Cher anonyme, … »

  1. Anonyme

    Dear,
    Cher ami de la dialectique ludique,

    Ok, je suis surpris que tu ne votes pas Ecolo (ou peut-être veut dire que tu n’y es pas affilié sans exclure un vote ecolo. J’ai décidemment du mal à eccepter l’idée :-)).

    « Faut-il, pour s’en convaincre, évoquer le cas des taxes carbones, litigieuses au regard du droit de l’OMC? Bien sûr, l’écologie est politique. »

    J’ai toujours eu tendance à penser, mais je peux me tromper, que l’écologie est un problème d’action collective, de coodination, plus qu’une question purement politique. C’est-à-dire que l’écologie est une question consensuelle, personne n’est contre « sauver la planète », comme personne n’est « pour le sida ». Néanmoins, en l’absence de coodination sociale efficace, les gens pollueront, même s’ils sont radicalement contre les conséquences. Pour parler comme un economiste, résoudre les problème écologiques reviendrait peut etre à sourtir d’un équilibre sous-optimal au sens parétien. Précisémment parce que la main-invisible conduit à cette inefficience. Autrement dit, la question ecologiue consiste à améliorer le bien-être social sans léser personne, ou quelques groupes de manière marginale.

    Je pense que la nature d’une question politique est différente. Car il s’agit de trancher sur ce que l’un gagne, l’autre le perd. La redistribution des richesses est une question politique.

    C’est pour cela que je pense que l’engagement écologique n’est finalement pas très courageux. C’est un peu comme militer pour la paix dans le monde. Ca ne dérange personne.

    C’est aussi pour cela qe je pense qu4ecolo n’est ps une alternative politique, et je ne fini pas de m’étonner de comment les autres partis politique n’ont pas encore repris les thèmes ecologiques et enterrer ecolo.

    Sans entrer trop loin dans ce debat, je pense que dans le doute il faut agir radicalement pour résoudre ce problème d’action collective. Si on a doute que la planete se réchauffe, il faut agir. Néanmoins, je ne peux pas m’empecher de me méfier des annonceurs de la fin du monde. Il y en a toujours eu. Même et peut-être surtout chez les scientifques. Le problème est que peut-être, un jour, l’un d’entre eux aura raison.

    Bon pour la naiveté bourgeoise, tu sembles etre d’accord avec moi, je ne vais donc pas revenir sur le sujet.;-)

    « La gauche, la droite, ça ne m’évoque rien  »

    Quand je disais implicitement de droite, je persiste et signe. Par pitié, ne me fais pas le coup « du bon sens au-delà de la gauche et la droite ». C’était la ligne de conduite de Bernard Menez lorsqu’il s’est présenté aux municipales francaise, il y a un tps déjà. Ce discours dissimulait mal un engagement tres conservateur, très à droite. Dans « La gauche, la droite, ça ne m’évoque rien », j’y vois un signe clair de droite implicite. Si ca ne t’évoque rien, c’est peut-être parce que du haut de ta bourgeosie, tu n’as sans doute jamais subis la violence sociale que les dominés peuvent subir. Je parle d’une violence objective, validée scientifiquement.

    Voilà, je m’arrete là. Deux remarques pour finir. Etre de droite, ce n’est pas forcémment mal. Je n’adhère pas mais je respecte, dans une certaine mesure. Par ailleurs, il semble plus facile d’assumer sa position bourgeoise que ses conséquences. Si tu me dis dis oui, je suis bourgeois, mais ni de gauche, ni de droite, c’st précisémment ça que j’appelle être implicitement de droite.
    🙂
    J.D.

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  2. Francois

    Chouette, un débat!

    Premièrement, l’écologie est-elle politique? Hélas, je dois vous confesser un certain rejet de mes cours d’économie politique ou de finance publique. J’ai considéré l’essentiel de ces verbiages comme creux et dénué de sens, comme l’enfermement d’une discipline – l’économie – dans un système qu’elle domine – le capitalisme mondial. De ce fait, l’économie dont les thèses ont pu séduire au XIX° siècle et ont largement dominé le débat au XX siècle, me semble confrontée à ses apories.

    Je ne peux donc vous rejoindre sur ce point.

    Tout d’abord, l’écologie est loin d’être une question consensuelle. Elle heurte de plein front certains intérêts économiques et même sociaux qui peuvent être défendus avec beaucoup moins de cynisme que celui nécessaire au pharmacien qui promeut le sida pour vendre ses produits.

    Ensuite, je ne puis décidément me résoudre à considérer l’écologie comme une simple externalité d’un système en lequel je ne crois pas vraiment. Pareto a théorisé certains équilibres ; pour avoir lu certaines de ses tribunes d’opinion, je peux vous garantir que ses théories sont éminemment liées au contexte social, politique et économique de son époque. D’où la non-pertinence, selon moi, de ses théories aujourd’hui, appliquées à un système-capital largement mondialisé.

    En conclusion, l’écologie comprend intrinsèquement une dimension d’économie. Elle porte en elle les limites de l’accumulation capitaliste, du mythe de la productivité et de la croissance infinie. Opter pour des choix résolument et authentiquement écologiques (pas vous vendre des produits high-tech supposés tout résoudre sans emmerder personne), c’est poser des actes politiques fort.

    Interdire les OGM, les pesticides, promouvoir la non-consommation du superflu, favoriser fortement la mobilité locale et commune… Voilà qui va à l’encontre des producteurs d’OGM, de pesticides, des entreprises en tous genre, des automobilistes dépendants, etc.

    Se méfier des annonceurs de fin du monde, je vous l’accorde. En revanche, se prononcer pour une modération du développement techno-scientifique me parait indispensable.

    Pour finir : l’implicitement de droite. Ici, tu me fais part d’une opinion qui est : origines bourgeoises = forcément implicitement de droite si ce n’est pas explicitement de gauche ou de droite. En toute honnêteté, j’essaye d’éviter ce carcan réducteur. Je suis fermement convaincu qu’il n’y a pas (ou en tous cas, plus) de position « de gauche » ou « de droite » tout prête pour tout problème qui se pose.

    Dès lors, j’essaye d’appréhender tout problème qui se pose à moi sous l’angle d’une réflexivité naïve, càd dépourvue de tout préjugé idéologique. Je ne prétend pas y arriver, bien entendu – quelle présomption ce serait là! Mais tout de même… J’essaye!

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  3. Gilles

    « Une violence validée objectivement ».
    Je voudrais un exemple, pour savoir si je suis de droite ou de gauche. Parce que là, j’hésite!

    Belle preuve d’incohérence herméneutique non? (« herméneutique »je l’ai rajouté pour faire bon chic bon genre avec des mots compliqués comme les vôtres)
    Ce n’est pas pour défendre notre bloggeur numéro un, mais jusqu’à présent, il a fait preuve d’une objectivité plutôt correcte dans les faits qu’il avancait, et de bon sens dans les réactions que ceux ci lui inssufflaient.
    Plutôt que de l’enfermer dans un clivage gauche-droite ( ou droite-gauche, comme tu voudras- je tiens par la même à signaler que ce clivage est souvent relevé par la gente d’extrème gauche pour stigmatiser leurs adversaires-)je préfère voir notre François dans un rôle d’idéaliste, certe naïf, mais tellement raffraichissant, le genre de gars que tu as envie de croire,…
    Mais l’analyse que tu en fais n’est pas ininterressante du tout. Moi aussi j’ai pris du plaisir à la lire parce que c’est vrai qu’on peut retrouver certains morceaux de discours de plusieurs idéologies dans celui de François. Pour ma part, je l’aurais plutot situé vers la gauche, un peu rouge vert. Mais bon! Tout le monde peut se tromper…

    Moi ce que je me dis, c’est que ce petit gars n’a pas besoin d’un parti pour lui dire ce qu’il doit faire, il le fait tout seul et quand il doit voter, il le fait objectivement! Et à la question de savoir ce qu’il vote, moi je dis qu’il ne vote pas tout le temps la même chose, et qu’en fait, ça le regarde, et qu’il continue à faire son blog parce que c’est un bon décodage de l’actualité!

    (Si pour notre ami, tu pouvais faire un petit qq chose sur Didjey Reynders ou Michel « père et fils », ce serait super!)

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  4. J. D.

    A Gilles:

    « Je voudrais un exemple, pour savoir si je suis de droite ou de gauche. Parce que là, j’hésite! »

    On pourrait se contenter de constater qu’il existe un ordre social, avec une reproduction sociale. Ca ne s’opère pas pas hasard.

    Mais je pourrais te renvoyer tout simplement à tous les travaux de sciences humaines qui ont abordé la violence sociale, de la linguistique à la sociologie en passant, et c’est plus étonnant, par l’économie.

    « Ce n’est pas pour défendre notre bloggeur numéro un, mais jusqu’à présent, il a fait preuve d’une objectivité plutôt correcte dans les faits qu’il avancait, et de bon sens dans les réactions que ceux ci lui inssufflaient. »

    Oui, ok, mais il faut se méfier du bon sens. Rien que « bon sens » est chargé socialement. Pas neutre. Et puis il faut arreter de me faire passer pour un tueur d’innocence.

    « je tiens par la même à signaler que ce clivage est souvent relevé par la gente d’extrème gauche pour stigmatiser leurs adversaires-) »

    Je suppose que tu entends par extreme gauche une espèce d’adhésion à l’éthique marxiste. Ce n’est pas mon cas. Je pencherais plutot pour une éthique égalitariste libérale. PAr ailleurs, je suis déjà mal à l’aise d’utiliser des mots compliqués. Please, pas d’anti intellectualisme primaire. Utiliser des mots compliquées, ce n’est pas mal, ce n’est pas interdit. A condition que ce soit dans le but de trouver les mots les plus justes. Si c’est pour dominer bassement son interlocuteur en lui rappelant qu’il possède moins de capital inttelectuel que toi, alors c’est hautment réprehensible.

    A Francois:

    « Hélas, je dois vous confesser un certain rejet de mes cours d’économie politique ou de finance publique. J’ai considéré l’essentiel de ces verbiages comme creux et dénué de sens, comme l’enfermement d’une discipline – l’économie – dans un système qu’elle domine – le capitalisme mondial. De ce fait, l’économie dont les thèses ont pu séduire au XIX° siècle et ont largement dominé le débat au XX siècle, me semble confrontée à ses apories. »

    Je partage en grande partie ce jugement sur la science économique. Je le nuancerais comme ceci. La science économique est soumise au capitalisme mondial, pas l’inverse. Mais c’est le cas d’autres sciences. Le constat sur les sciences politiques, qui sont très proches du bavardage quotidient, me parait encore bien pire, par exemple. Par ailleurs, tu as du te frotter à quelques cours introductif d’économie à l’ULG, donnés par de vieux profs conservateur, bien peu soucieux de mettre à jour leurs cours aux dveloppements plus récents.

    « Ensuite, je ne puis décidément me résoudre à considérer l’écologie comme une simple externalité d’un système en lequel je ne crois pas vraiment »

    Peut-être faut-il rejetter la vision de ce problème comme externalité. Tu as peut-être raison.

    « Tout d’abord, l’écologie est loin d’être une question consensuelle »

    Je pense quand même qu’il est parfaitement possible que le CEO de Total-Fina soit soucieux de l’avenir de la planète.

    Et puis, il faut aussi essayer de comprendre la dimension sociale de l’écologie. Il faut se demander qui sont par exemple qui sont les jeunes militant ecologistes en belgique? Quelles sont leurs origines sociales et comment se fait-il qu’on en compte pas un seul parmi les fils d’immigrés italien d’parès guerre? Pourquoi les jeunes bourgeois du BW ont-ils plus de chance d’être ecolo que les prolétaires de Charleroi? Ca a l’air d’être une question triviale, mais ca ne l’est pas. J’ai rencontré de la résistance à l’écologie exactemment comme j’ai pu en rencontrer visà-vis d’autre manifestation de gout de classe. Les gens qui ne supportent pas les ecolos, ne supportent pas non plus les autres caractéristiques sociales des ecolos: leurs gouts musicaux, leurs chois de conso culturelle. Et l’inverse est aussi vrai. Les jeunes ecolos dominent culturellement, economiquement, socialement, les jeunes prolétaires. Si ont devait mener une action politique pour changer cet état de fait, il y aurait une levée de bouclier chez ces jeunes soi-disant gauchistes-ecolo. Pour moi, être de gauche, c’est agir en faveur des dominés dans un champs donnée. Ce n’est pas le combat ecolo. Ca ne veut pas dire que je suis contre l’écologie. Je pense en tout cas que la nature du problème est différente de celle d’un prbl politique.

    « Dès lors, j’essaye d’appréhender tout problème qui se pose à moi sous l’angle d’une réflexivité naïve, càd dépourvue de tout préjugé idéologique.  »

    Le travail de réflexivité est très dur, mais condition nécessaire pour tout approche scientifique des sociétés humaines. Ca veut dire faire table rase de tout ce qui est déterminé socialement dans ta vision du monde.

    J.D.

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  5. Francois

    @ JD

    Merci pour ces commentaires et le grand enrichissement de ces débats! C’est de la haute tenue.

    Concernant la science économique, je partage entièrement vos remarques et confirme votre intuition : dans cette matière, les cours qui m’ont été dispensés l’ont été – principalement – par un Professeur qui ne remettait plus sa discipline en question depuis longtemps.

    Je souscris aussi à votre remarque sur le CEO de Total-Fina. Il y a probablement une manière apolitique de faire une certaine écologie qui fait consensus. Si vous me le permettez, je prolongerai ce débat prochainement en postant un article sur la Société du risque théorisée par Beck. Chez Beck, à mon sens, l’écologie prend un caractère politique absolument indiscutable.

    Sur la dimension sociale de l’écologie, je peine à vous suivre. D’un côté, il y a le constat que je partage avec vous qu’Ecolo est en bonne partie composé de jeunes premiers dont je ne suis pas toujours même certain que la conscience écologique dépasse le simple carcan du bobo. D’un autre côté, il y a longtemps que le PS a cessé de représenter le prolétariat… et la vocation première d’Ecolo est peut-être de défendre une nature qui ne l’est par personne d’autre. Ecolo se veut à gauche, mais globalement ne l’est pas beaucoup plus que le PS.

    Peu importe finalement. La représentativité des partis politiques en Belgique est quelque chose qui me laisse perplexe. Je me demande si tous les enjeux sociaux sont couverts (et bien couverts) par notre échiquier politique. Donc, une écologie politique, pour moi bien sûr et j’y reviendrai dans un article sur Beck, et un constat que je partage sur la composition des partis, mais sans partager l’interprétation que vous en donnez, pour défaut de représentativité des partis.

    Concernant la réflexivité, il est essentiel d’avoir une épistémologie aussi élaborée que possible. En sachant que trancher pour une démarche, c’est quelque part exclure les autres, donc poser un choix qui n’est pas neutre de conséquences. D’où l’intérêt d’éclairer ses éthiques implicites pour le mieux!

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  6. Gilles

    Je tiens juste à signaler que je n’avais pas dit que Toto était neutre. J’ai d’ailleurs séparé les 2 arguments, voulant signifier par là que l’un n’était pas l’autre. Mais il fait preuve de bon sens, en tout cas, d’après moi. Je sais évidement que ce n’est pas scientifique,et encore moins neutre. Mais ce n’est pas ce qu’on lui demande.

    En ce qui concerne le niveau de la langue, je ne moquais pas de toi J.D. je faisais simplement un petit clin d’oeil au niveau de français, qui m’impressionne à chaque fois que je relis tes messages, ainsi que ceux de François. Bravo à vous deux.

    Vous semblez trouver un accord ensemble, tant mieux. Moi je trouvais juste que c’était un peu prétentieux de prétendre définir politiquement quelqu’un. C’est d’autant plus (trop) facile quand celui-ci tient un blog amateur visant à critiquer l’actualité, à nous en donner certains de ses points de vue. Et je trouvais dommage de réduire François, de le coincer idéologiquement, alors qu’il se donne tant de mal pour nous interpeller, avec beaucoup de succès cela dit en passant.

    Il n’avait rien demandé, et on tente de le classer. J’ai eu peur que ça n’influence sa plume, et son style, somme toute assez libre. Mais je suis rassuré par ses derniers sujets (J’avais demandé un sujet sur Didjé Reynders, je l’ai eu, yes!)

    Maintenant, après avoir relu tes commentaires cher J.D., il m’est venu une idée lumineuse, sans me vanter. Pourquoi tu n’ouvrirais pas toi aussi un blog?

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