Marketix stratégix

Avant d’effectuer un petit retrait de carnaval bien mérité, je voudrais toucher un mot de la gigantix campagne médiatix qui accompagne la sortie du film Astérix.

D’après Arrêt sur Images, l’accès des journalistes aux salles de projection a été considérablement limité, suivant une procédure propre à certaines méga-productions. Officiellement, pour éviter les fuites (il y aurait eu une et une seule séance officielle de projection). Officieusement, une sorte de « tri’ aurait été opéré entre les journalistes, laissant sur la touche tous ceux susceptibles d’être trop critique.

Après ça, le rouleau compresseur marketing fait son effet. Le but stratégix de la manoeuvre? Qu’on parle beaucoup du film mais si possible pas trop de son contenu. Alors on apprendra dans tout sujet qui se respecte qu’il s’agit là du film le plus cher de l’histoire du cinéma. On aura droit aux détails, par le menu, d’un casting auto-proclamé « pharaonique », etc.

On enverra en Belgique le tueur des rédactions, celui par qui toute campagne de promotion devient forcément une méga-réussite. Celui-là, je l’adore comme tout le monde, mais il est plus connu pour ses pitreries (ou sa récente face comico-dépressive) que pour la discussion de fond sur le film qu’il est occupé à promouvoir.

Tout cela est si parfaitement huilé que c’en devient oppressant. D’autant plus qu’il ne faudrait pas s’offusquer qu’un journaliste traite ce film pour ce qu’il est très probablement : une bonne comédie populaire à la grosse louche, sans prétention historique au plus prestigieux palmarès pour la quête torturée d’un bonheur illusoire…

Une réflexion au sujet de « Marketix stratégix »

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