Cinéma 4 – Into the Wild

Sean Penn passe derrière la caméra pour nous offrir ce film tout à la fois splendide et bouleversant.

Splendide parce que de bout en bout l’histoire est sincère, belle, prenante ; que les décors sont magnifiques. Que tout dans ce film sonne juste, que le moindre dialogue est parfaitement authentique. Splendide parce que les décors sont à couper le souffle tout au long du film, parce que les sentiments et émotions sont si bien, si justement restitués. Parce que la bande son, signée Eddie Vedder (Pearl Jam) est tout simplement époustouflante!

Bouleversant parce que l’histoire racontée, inspirée de faits réels, fait vibrer une corde sensible au plus profond de tout jeune – et moins jeune – qui se pose des questions. Le courage de tout quitter, l’émancipation absolue, une quête de liberté. Mais une fuite aussi, le refus d’un monde et d’un entourage devenus insupportables. Que ce film remue de nombreuses certitudes de notre quotidien, qu’il remet en question une société d’abondance superflue et les valeurs essentielles qui doivent guider la vie bonne!

Un film magnifique, à conseiller avec vigueur!

Voir aussi ici.

Une réflexion au sujet de « Cinéma 4 – Into the Wild »

  1. dech

    excellente critique du film. j’ai moi-même été le voir, ne sachant pas qu’il s’agissait d’une histoire vraie (ou inspirée de faits réels). Et d’où le fait d’être un peu mal à l’aise durant tout le film, pour plusieurs raisons. Parce que a peu de choses près, Supertramp et moi avons le même age, et lui arrive à tout quitter, alors que moi je me dis que je n’en serais pas capable. Parce qu’on ne comprend pas non plus le comportement du personnage. Parfois, on se dit qu’il se trompe de chemin, et on ne parvient pas à comprendre ce qui a motivé Penn à réaliser son film de la sorte, montrant ce gars qui dans un premier temps réalise le rêve de tous, mais qui ensuite enchaine les erreurs, ne s’attachant à rien, adoptant en fin de compte un comportement très égoïste. Mais quand on réalise à la fin que c’est une histoire vraie, on comprend mieux la neutralité de Penn (neutralité brillante), qui ne porte pas de jugement de valeur, mais qui permet juste au spectateur de réfléchir. Pas de grand moment d’émotion, pas grosses larmes. Juste une réflexion sur le bonheur à partager…

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