Octopus ou le vedettariat


Dans cet article, Le Soir livre il y a trois jours la composition de ce groupe, qualifié à juste titre de « pieuvre à dix-huit bras », qui sera en charge de la négociation d’une réforme institutionnelle de l’Etat. Cette information fait l’objet d’une indifférence soutenue, à mon sens, sur la plupart des médias et la blogosphère. Mon commentaire sur la composition de ce comité est sévère et sans appel : en l’espèce, ce groupe « Octopus » n’a aucune chance d’aboutir sur des pistes intéressantes. Aucune.

Et pour cause : il n’est composé que selon une logique de vedettariat. C’est un gros tas de vedettes. Il y a d’abord les présidents de partis, sauf exception. Ce sont peut-être actuellement, pas seulement du côté francophone, ceux qui sont le moins susceptibles de modération, de pondération. Ils passent leur temps à multiplier les exclusives, agressions verbales et autres croque-en-jambes à destination de leurs « concurrents » dans la course à « l’audimat » politique.

Et puis, dans la même logique, on retrouve toutes des personnalités qui occupent de manière soutenue le terrain médiatique, des tireurs connus pour leur bagout, leur sens inné de la communication mais parfois aussi pour leur double langage.

Enfin, proportionnellement, près d’un flamand sur deux provient de la défunte Volksunie, plus ou moins tous les partis ont envoyé leur émissaire de cette origine. Les francophones ont envoyé le plus vilain d’entre eux, Maingain.

Présidents de partis, animaux médiatiques et extrémistes. Un beau bordel qui, à défaut d’une méthode rigoureuse et efficace, d’un calendrier précis, d’une accalmie des passions et d’un menu clair, aura bien du mal à résoudre les conflits institutionnels. On peut regretter le manque d’ouverture de ce comité qui in fine limite le champ de discussion au politico-politique et fait la place belle à la particratie et ses travers.

Une réflexion au sujet de « Octopus ou le vedettariat »

  1. nath

    La situation à un conflit communautaire ethnique ou autre est on le sait, dans l’ouverture à l’autre.. Un geste politique fort dans le conflit qui nous occupe serait d’inclure au niveau de l’enseignement, l’apprentisage du neerlandais pour les wallons et à l’inverse pour ls flamands.. Aussi une rtbf avec un journal de la vrt sous titré français.. Ne reculons pas .. Allons de l’avant. La politique doit se construire sur plusieurs generations..

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