Le service minimum

Le gouvernement transitoire relancera-t-il ou ne relancera-t-il pas le grand débat sur le Service (public) minimum? C’est la question que pose Le Soir dans son article de ce vendredi 4 janvier 2007. Je dois admettre que cette question m’a toujours interpellé.

En tant que citoyen et utilistateur intensif des services publics, je trouve inadmissibles certains mouvements de grève spontanés. Selon la formule consacrée, je me sens alors « pris en otage » par des syndicats dont on pourrait insinuer qu’ils développent une propension marginale à faire grève les jours de grand beau temps. Quant on voit la fébrilité de certains de leurs prétextes!

Faut-il pour autant imposer un service minimum? D’abord, il faut se rapeller que le droit de grève dans la fonction public n’a été reconnu progressivement que depuis la seconde guerre mondiale. Ce n’est donc pas un acquis imprescriptible. Cependant, sur le principe-même, le service minimum y déroge incontestablement.

Au-delà des clivages politiques, usés jusqu’à la corde sur cette question, il me semble qu’une alternative – appelons-là moyen terme – peut facilement se dégager. Le droit de grève est un droit. OK. Comme tout droit, il implique des devoirs. En l’occurence, le droit de grève est encadré de conditions d’exercice. Par exemple, les agents des TEC n’ont pas la possibilié de déclarer des grèves sauvages. C’est interdit!

Dès lors, pourquoi ne pas renforcer le respect des conditions d’exercice du droit de grève et sanctionner avec une certaine sévérité tout abus en la matière? Je parle de l’établissement ferme d’une procédure claire, dont le non-respect entraîne d’importantes sanctions, éventuellement sur le plan personnel, pour les délégués syndicaux à l’origine du mouvement. Peut-être pourrait-on de cette façon dépasser la stérilité du débat idéologique sur le service minimum!

Une réflexion au sujet de « Le service minimum »

  1. Cédric C.

    Le respect des conditions de grève est une chose, le service minimum en est une autre. Du reste, il existe des secteurs où le service minimum existe dans les faits (dans les hôpitaux par exemple).

    La vraie question à mon sens est la suivante : doit-on garantir un service minimum dans les transports toute la journée ou aux seules heures de pointe ? A priori, je penche pour la seconde approche (qui tente un équilibre entre le droit de grève et le droit à un service public des utilisateurs) mais, en toute franchise, je n’ai pas suffisamment réfléchi à cette question pour en appréhender correctement tous les tenants et aboutissements.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *