Cap noir sur pipe-lines

C’est un cap, que dis-je? C’est un pipe-line! 2008 commence en force avec le franchissement ce 2 janvier du seuil symbolique de 100 $ pour le baril de pétrole brut, à la bourse de N-Y. Cela risque de créer un mini-traumatisme car on évoquait ce seuil comme potentiellement catastrophique dès le début de la hausse du pétrole.

Deux enseignements.

La ressource est en voie de grave raréfaction. Tout ce qui est rare est cher, dit le dicton (c’est d’ailleurs un adage stupide en général, mais je décide de m’en prévaloir dans ce cas-ci). Les scénarii les plus pessimistes envisagent la fin des possibilités d’extraction pour dans moins de dix ans. Or, nos économies sont encore beaucoup trop tournées vers cette énergie fossile, à titre de carburant comme en tant que produit dérivé.

Plus que jamais, l’appropriation du pétrole se fera sur le mode de la fuite en avant. La montée inexorable des cours de la bourse est principalement la conséquence d’un jeu spéculatif. Comme tout marché gonflé artificiellement par la spéculation, celui-ci pourrait un jour éclater comme une bulle et produire un fameux krach économique. Ensuite, vu la profonde implantation du pétrole dans nos sociétés, sa disparition future va probablement exacerber bien des tensions.

Enfin, je tiens quand même à délivrer un message d’espoir pour l’année qui s’annonce : peut-être 2008 verra-t-elle nombre de citoyens prendre conscience des enjeux liés au pétrole et se tourner vers des alternatives chaque fois que c’est possible.

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