Archives mensuelles : janvier 2008

WallOOnistan’s Tribune

C’est nouveau, c’est beau, c’est tout frais (ça sent encore la peinture), ça s’appelle WallOOnistan’s Tribune. Le thème est propulsé par WordPress, si j’ai bien suivi, et est drôlement réussi. Apparement, il n’est pas gratuit mais cela n’empêche que la mise en page est vraiment bien foutue, très interactive.

C’est gentil, mais de quoi s’agit-il?

Il s’agit du nouveau site – on ne peut plus vraiment parler d’un blog – du journaliste Damien Van Achter. Celui-ci était connu pour ses nombreux méfaits en tant qu’hyperactif du postage sur blog. Le WallOOnistan’s Tribune semble prometteur et devrait permettre d’étanche la soif d’inédit, d’insolite et parfois de politiquement incorrect de tout internaute actif qui se respecte.

Comprenant des rubriques thématiques « Associatif », « Culture », « Economie », « Environnement », « Insolite », « Loisirs », « Politique » et « Sport », le site semble viser à certaine exhaustivité dans les sujets traiter et empiète ouvertement sur le terrain des médias traditionnels. Je pense aux sites de la presse écrite qui reprennent grosso modo les mêmes thèmes, ainsi qu’un accès « région par région » (« province par province », « commune par commune » ou « région par région »? :-).

Le tout, s’il vous plaît, saupoudré de commentaires par webcam et si j’ai bien compris, d’une actualité toujours brûlante et enrichie du contenu d’autres sites internet. Une sorte de vocation de portail associatif?

En tous cas, l’initiative vaut d’être saluée, est vouée à de beaux lendemains à en croire la motivation de son auteur et mérite toute votre attention!

L’administration

Haaa, que serait la vie sans l’administration et ses méandres? Que perdrait notre quotidien, sans le sel du formulaire A.3. à remplir, mais qui se remplit dans un autre bureau que le même formulaire, issu d’une procédure différente?
Quelle grisaille s’abattrait sur nous à défaut de ce formulaire B.2., à remplir auprès du bureau de l’enregistrement, pour votre quartier rendez-vous au bureau Liège IV, étage 5, oui monsieur c’est bien ici, ha noooon monsieur nous nous ne faisons que les numéros pairs, pour les numéros impairs voyez le bureau Liège II, étage 4!

Mon astuce : s’armer d’un inaltérable sourire, penser aux XII travaux d’Astérix (voir le travail n° 8) et surtout siffloter dans les escaliers.

Dakar, la suite

Aucune actualité par rapport à l’annulation du rallye « Paris-Dakar » 2008. Mais une réflexion qui a suivi son chemin depuis mon post et les commentaires qui en ont été donnés. En fait, je voudrais revenir en deux mots sur la dimension humanitaire du Dakar ainsi que sur les associations et ONG qui gravitent autour de l’évènement.

Décidemment, j’ai du mal avec cet argument.

J’ai trouvé une image qui s’est dessinnée avec le temps et qui restitue bien mon opinion à ce sujet. Faire du dakar une vitrine humanitaire, c’est d’une certaine manière s’essuyer les pieds sur le paillasson avant d’uriner dans le hall d’entrée.

A tout prendre, je préfère l’idée de remettre un pot de fleur dans le salon, de donner une canne à pêche pour l’étang du jardin ou encore celle de restituer la vieille pioche que je leur avais empruntée pour que mes hôtes puissent exploiter eux-même la mine de grand-‘pa dans le fond de la propriété.

Si le prétexte du Dakar s’avérait indispensable pour certaines associations pour assurer une présence en Afrique, ce ne serait pas de nature à donner confiance en la nature humaine!

Cinéma 5 – No Country for Old Men


« Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme » ou comment un film peut être traduit de la plus mauvaise manière qui soit. Selon mon humble avis, il doit s’agir d’un argument marketing (hé bien oui, cette traduction de « No Country for Old Men » fait s’interroger tout le monde…).

Petit dernier des frères Coen et plébiscité par la presse donc. Que nous proposent-ils pour cet attendu come-back? Un bon vieux film noir, une imagerie 70’s, des acteurs excellents (ce tueur est grandiose – voir les yeux sur l’affiche), et cet humour féroce qui est leur marque de fabrique.

De ce côté-là, on est plutôt servis. L’esthétique du film est franchement top. La question est : quid du fond? Alors de ce côté, et sans en dire trop sur le dénouement, on hésite à être surpris ou pas?! Ce film démonte tous les clichés, bien pensant et autres, du cinéma hollywoodien… Il joue même à créer ses clichés propres. C’est assez perturbant comme expérience. Il en ressort une morale sans queue ni tête qui n’est pas de nature à … rassurer … le spectateur.

En attendant et bien qu’un peu trash aux entournures, ce film vaut largmenent le détour surtout en raison du coup de caméra drôlement bien ajusté des frères Coen.

Liège à vélo – parlons-en!

Reproduction d’une cordiale invitation pour tous ceux qui se soucient de la mobilité au sein de leur commune – liégeoise en l’occurence. Le Gracq, association très sympatique et par ailleurs en plein processus de réforme, dont je reparlerais, vous convie à débattre du vélo à Liège en toute convivialité. Avis aux amateurs!

Le jeudi 31 janvier prochain, le Gracq Liège invite toute personne désirant promouvoir le vélo comme moyen de déplacement, à venir débattre d’actions concrètes à mettre en place au niveau local.

Où? Pour une première réunion « Actions », nous avons voulu marquer le coup en vous donnant rendez-vous non pas à la maison des cyclistes liègeoise, mais au deuxième étage du « Celtic Ireland » situé boulevard de la Sauvenière à Liège. (Demandez au personnel qui vous montrera le chemin).
Quand? Le rendez-vous est fixé à 19h00.
Quoi? La réunion consistera en une (très) brève description du processus en cours.
Ensuite, nous passerons à la proposition et au choix d’actions concrètes à mettre en place pour le printemps prochain.

Cinéma 4 – Into the Wild

Sean Penn passe derrière la caméra pour nous offrir ce film tout à la fois splendide et bouleversant.

Splendide parce que de bout en bout l’histoire est sincère, belle, prenante ; que les décors sont magnifiques. Que tout dans ce film sonne juste, que le moindre dialogue est parfaitement authentique. Splendide parce que les décors sont à couper le souffle tout au long du film, parce que les sentiments et émotions sont si bien, si justement restitués. Parce que la bande son, signée Eddie Vedder (Pearl Jam) est tout simplement époustouflante!

Bouleversant parce que l’histoire racontée, inspirée de faits réels, fait vibrer une corde sensible au plus profond de tout jeune – et moins jeune – qui se pose des questions. Le courage de tout quitter, l’émancipation absolue, une quête de liberté. Mais une fuite aussi, le refus d’un monde et d’un entourage devenus insupportables. Que ce film remue de nombreuses certitudes de notre quotidien, qu’il remet en question une société d’abondance superflue et les valeurs essentielles qui doivent guider la vie bonne!

Un film magnifique, à conseiller avec vigueur!

Voir aussi ici.

IEW – Suite

ADDENDUM : après une réunion constructive avec le Ministre Antoine les choses sont rentrées dans l’ordre pour Inter-Environnement Wallonie. Entre temps, j’ai pu prendre connaissance de certains griefs à l’encontre d’IEW, dans le chef des cabinets ministériels, que je peux comprendre également. Je suppose qu’un équilibre aura été trouvé pour le bon fonctionnement de l’association et une action efficace de protection de l’environnement. Proficiat!

Cinéma 3 – My Blueberry Nights

Voici un film proprement élégant. Réunissant un casting jeune et joli – Jude Law, Nathalie Portman, Rachel Weisz et Norah Jones – My Blueberry Nights est doux et tendre comme un bonbon. C’est l’histoire d’une fuite sans heurts… dûe à de biens réelles souffrances. Une de ces histoires de destins qui s’entremêlent. Le réalisateur (Wong Kar-Wai) amène indéniablement une sensibilité propre. Les acteurs font preuve de retenue et chacun, dans sa manière de surmonter ses blessures, s’avère très convaincant. Finalement, à mon sentiment, ce film délicat soulève plus de questions qu’il n’en résout, laissant au spectateur la possibilité d’amener ses interprétations.

A noter, deux éléments particuliers : les scènes de transition, résoluments kitschs, ainsi que le rôle tenu par Jude Law. C’est un rôle assez fascinant qui en dissimule beaucoup plus qu’il n’en révèle, qui se joue presque à huis clos et pour lequel Jude Law livre une très belle prestation.

A conseiller après une journée de travail intense!

Qui a coulé l’Erika?

Qui a coulé l’Erika? Qui est coupable et qui est-ce qui payera? (les paroles sont de François Corbier sur un air de Bob Dylan).

Le jugement de première instance vient d’être rendu après une longue période d’instruction. L’armateur et le gestionnaire du bateau sont reconnus coupables d’une « faute caractérisée« . Total, la multinationale pétrolière dont le rôle dans cette affaire a fait couler beaucoup d’encre, a fait l’objet d’une condamnation pour « faute d’imprudence« .

La compagnie connaissait la vétusté du navire et les carences du contrôle technique.

Le naufrage du pétrolier Erika avait conduit aux paquets législatifs Erika I, II et III (Union européenne), qui prévoyaient notamment une liste noire des navires impraticables, l’obligation pour les pétroliers d’être dotés d’une double coque ainsi que des mécanismes de tracabilité et de contrôle renforcés.

Bien que probablement insuffisant, ce jugement est une première avancée dans le bon sens. Car il est trop facile pour une compagnie milliardaire d’avoir une gestion du transport en « sous-traitance » qui la dégage de toute responsabilité objective. En effet, la responsabilité des avaries incombe alors au seul armateur, indépendant.

En cas de naufrage, l’armateur coule corps et bien avec son navire, et est très loin de pouvoir indemniser les dommages occasionnés par une marée noire. Sans compter les dommages impossibles à chiffrer, collatéraux ou irréversibles. Il faut donc trouver un mécanisme juridique de contrainte vis-à-vis des compagnies pétrolières milliardaires, de manière à éviter dans le chef de celles-ci une exonération de responsabilité trop facile. D’autant plus qu’elles seules ont les moyens de couvrir les dégâts causés par ce type de catastrophe écologique.