Mauvaise foi diurne

Exemples de mauvaise foi médiatique pour ne point ergoter dans le vide sur leurs présupposées opinions toutes conçues.

L’édito du Vif/L’express de ce jour, qui critique la déplorable sortie RTBF / RTMC (Radio mille collinnes). La rédactrice en chef dénonce l’extension de la critique virulente adressée à la RTBF à d’autres journaux ; Le Soir et le Vif, entre autres. Alors, croyez-le. Elle ne se défend à aucun moment de donner une image faussée des néérlandophones, de jeter de l’huile sur le feu (le Vif est spécialiste ès couvertures incendiaires)… « Cela voudrait-il dire que seuls les journalistes francophones sont autorisés à tremper leur plume dans le vitriol« ? Et de contre-attaquer sur l’agressivité des éditorialistes flamands. Bref, on est imbuvables mais eux aussi d’abord. Bravo!

Ensuite, Le Soir pose une question sur la crise belge (exemple parmi d’autres, ils se ramassent à la pelle) formulée en ces termes : « Depuis le 12 décembre 2006, la réalité a dépassé la fiction… même si la Flandre n’a pas (encore) fait sécession. Comment analysez-vous la crise actuelle ?« . Outre qu’elle défend ostensiblement Bye-Bye Belgium (la critique n’a pas porté le fer là où il faut!), cette question entérine à plein les plus vilains préjugés! Pas beau à voir!

Encore quelques morceaux choisis de la fameuse initiative dont je parlais hier. Voici l’article intégral, paru sur le site www.levif.be, dont je reproduis l’un ou l’autre extrait ci-dessous :

Selon Nicolas De Decker, « la diabolisation réelle qui a été faite des politiciens flamands du côté francophone n’a pas joué en faveur d’une perception positive des francophones, au Nord du pays », même s’il souligne que la presse néerlandophone n’a pas mieux agi. « De même,  »l’Homme d’Etat » dans les médias francophones sera celui qui dira stop aux flamands».

Pour Jean-Jacques Jespers, l’identification des médias à leur communauté est « une conséquence du marketing médiatique qu’ils entretiennent ». « Aujourd’hui, il faut être le plus proche de son public et finalement, la frontière linguistique c’est déjà très loin ». « La surenchère médiatique des journaux flamands contre les journaux francophones est une position commerciale. Il n’y a pas de politique derrière cela. On fait de l’information régionale parce que ça marche. Mais c’est une logique médiatique dangereuse ».

Pour Dave Sinardet, le sentiment de frustration qu’auraient les francophones et les flamands est « instrumentalisé dans le discours des politiques et revendiqué par les médias ». Et d’ajouter sur le ton de l’humour que « la Belgique est le seul pays au monde ayant deux majorités opprimées ».

Le mot de la fin reviendra au bien-aimé Elio di Rupo, président du Parti Socialiste, pour son mot en or, authentiquement prononcé lors de Bye-Bye Belgium – la rétrospective :

« Les sanctions c’est pour les faibles« .

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