Les gaz à effet de serre (GES)

Les gaz à effet de serre, les fameux GES, retiennent les rayons émis par le soleil sur notre vieille planète et contribuent à provoquer le réchauffement climatique. Cela, tout le monde le sait aujourd’hui. Le GES principalement convoqué à la barre des accusés est le CO2. Etroitement lié au productivisme, au scientisme et à l’économie globalisée, c’est-à-dire au pétrole, le CO2 est régulièrement démonisé – à bien juste titre. C’est comme la cigarette: impossible de prétendre actuellement ignorer sa nocivité.

Pour autant, il faut se méfier des réductionnismes et des désignations péremptoires de coupables idéaux. Je voudrais faire part de deux éléments portés à ma connaissance. N’ayant certainement pas le monopole du savoir en matière de GES, j’ai la faiblesse d’être interpellé par ces deux éléments, supposant qu’ils ne sont en somme qu’une partie visible d’un iceberg… qui fond?Premièrement, c’est relativement connu, mais le méthane est un GES extrêmement nocif. On lui prête une capacité nuisible extrêmement supérieure au CO2 (sauf avis autorisé, les sources divergent – de 4x à des dizaines, voire des centaines de fois plus puissant). Où le trouve-t-on? Dans les émanations gazeuses de bovin. Dans les pets de vache, pardi! C’est un problème très sérieux; les exploitations démesurées et l’élevage intensif ont des effets secondaires. Le Belge mange en moyenne 100 kg de viande par an, ce qui est énorme dans l’absolu. Trois fois supérieur à ce qui pourrait suffire. Environ 300 g par jour (c’est déjà un fameux morceau!).

Un kilo de viande nécessite l’ingurgitation par son géniteur d’environ 10 kg de blé. Produire ce blé nécessite énormément d’eau. En outre, il suppose d’extrêmement grandes surfaces agricoles. Pour satisfaire la consommation en viande des Belges, la Belgique suffirait à peine en superficie à produire le blé nécessaire (28000 km² exploités pour 30500 au total). D’où la déforestation massive (cf également les biocarburants).

Deuxièmement, il faut quand même parler des avions. La propagande pro-lowcost ou pro-A380, en ce compris dans la presse, doit absolument être tarie dans les plus brefs délais. Je lisais encore récemment un article où il était écrit que prendre l’avion jusque New-York produisait autant de CO2, suite au kérozène consommé, que un an de chauffage pour une personne. Des comparaisons de ce goût-là, il y en a florès. Un professeur de physique expliquait récemment, dans une interview très intéressante recalée en fond de Vif / L’express, en quoi ces comparaisons hasardeuses, parfois culpabilisantes à dessein, étaient biaisées.

Tout simplement, il faut le savoir, le CO2 libéré dans le couloir d’altitude d’un gros porteur (10.000 à 15.000 km) a un effet beaucoup plus direct que celui émis au niveau du sol, par une voiture par exemple. Savez-vous qu’à quantité égale de CO2 émis, l’avion est ainsi 3 à 4 x plus productif en GES que la voiture. C’est à la fois intéressant à savoir et cela ne doit pas, en même temps, légitimer à prendre la voiture pour un oui ou pour un non. Parfois, on se dit cependant que c’est illusoire que d’éviter tel déplacement de 10 km en voiture alors que d’autres multiplient les déplacements (travaillent en Inde et reviennent en Belgique tous les 15 jours…)

Fiche théorique sur le GES

Clique sur l’image ci-dessous pour identifier les différentes sources de GES

Une réflexion au sujet de « Les gaz à effet de serre (GES) »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *