Archives mensuelles : juin 2007

iPhone

Vous l’avez attendue, peut-être sans le savoir, depuis que vous êtes nés… Enfin, la voici, la voilà, la formidable machine, pur fruit du progrès technologique, grâce à laquelle vous pouvez vraiment tout faire. Cette « pocket revolution », c’est bien entendu le fameux « iPhone » de Mac.

Mais jugez plutôt…

Citation du jour

Cette citation est de Michel Rocard:
« Il y a six pouvoirs qui commandent le monde: les exécutifs, les législatifs, les judiciaires, le technologique ou le scientifique, le financier et le médiatique. Les cinq autres, des lois les encadrent, ils répondent à des juges; il y a des contre-pouvoirs. Le système médiatique n’a pas de contre-pouvoir et ses débordements sont sans limites. Ca crée des dysfonctionnements de la société (…). Je crois qu’on va dans le mur et qu’en effet il n’y a pas moyen de résister; et ce n’est pas un jugement optimiste. Je vous le dis (nb: à la journaliste) en toute amitié et en toute sympathie, mais je vous le dis avec crainte, et je trouve que votre profession devrait créer un lieu de réflexion déontologique. C’est terrifiant de vous voir détruire presque tout ce que vous touchez. »

Oblitération publicitaire

Le titre de ce post, « oblitération publicitaire », pourra paraître quelque peu étrange. Je voudrais expliquer pourquoi je n’ai pas trouvé d’autres mots. Hier, dans le courant de la journée, une firme, créée il y a quinze jours à peine, à annoncé la mise sur le marché d’une cigarette « 70 % moins nocive ». Outre que « Le Soir » titre « une cigarette qui ne nuirait pas à la santé« , ce qui est un détournement d’information, puisqu’elle nuit au minimum à 30 %, je voudrais savoir pourquoi les médias se précipitent sur l’annonce de cette pseudo-société bidon, « Supersmoker » qui n’est si visiblement qu’un grand coup marketing.

En premier lieu, je ne serais pas surpris que cette firme soit issue, directement ou indirectement, d’un conglomérat du tabac, un genre de Philip Morris ou autres, même si je n’ai aucun élément là-dessus. Ensuite, qu’est-ce que c’est que cette connerie d’une cigarette 70 % moins nocive? En toxicologue a dit: « oui, il y a 70 % de nicotine en moins ». Willy Demeyer, chantre de la lutte contre la drogue, me dira: « oui, il y a 70 % de nicotine en moins ». Le gouvernement américain me dire « oui, il y a 70 % de nicotine en moins ». Le monde entier va me rétorquer, en choeur s’il vous plaît: « oui, il y a 70 % de nicotine en moins ». Et tous, dans un bel ensemble: « mettez-vous à la place des fumeurs! c’est magnifique, ce qui leur arrive! c’est un grand progrès de la science! »

Premièrement, quand bien même ce serait vrai, c’est encore 30 % de trop (sans compter les autres saloperies…). Deuxièmement, le problème ne se situe pas dans le taux de nicotine. Vous savez, un jour, on a dit: « le sucre, que nous empifrons par kilogrammes entiers, c’est le poison de la nation! Il rend nos enfants obèses! ». Tous, en choeur: « houuuuuu! ». Et là, le miracle s’est produit. Quelqu’un a dit: « j’ai inventé la solution; on va mettre… du faux sucre ». Depuis, tout s’est nettement amélioré et vous constaterez avec moi la perfection vers laquelle tend actuellement la question alimentaire. Tous vécurent heureux et burent beaucoup de Coca Light.

Il n’y a pas si longtemps, un nouveau miracle s’est produit. A la hauteur de ses résultats inespérés, on l’a appelé Omega 3. On en a mis dans tout et la télé ne s’est pas privé de nous le rappeler. Regardez, mais regardez! Les oméga 3! Si simple, et pourtant personne jusque là n’y avait pensé. Tous en choeur: « ouf! ».

Aujourd’hui, mes amis je vous le dis, nous sommes à l’aube d’un prodige inédit: la cigarette saine, « approuvée scientifiquement et toxicologiquement ». Bon, je sais, c’est chiant les mots en « -ment », mais leur suffixe annonce bien ce qu’ils veulent dire. La cigarette saine, c’est comme le Coca Light. Pour rappel, ce dernier comprend « 0 » à chaque rubrique de ses composantes (sucres, lipides, glucides, proteines, calories, etc.). La cigarette saine, c’est pareil; que des avantages.

Ecoutez, ou lisez plutôt (tant d’émotions!): 70 % de nicotine en moins! A le même goût! Le même arôme! Pas d’épice! Pas toxique pour le fumeur! Ni pour son entourage! Et moins chère! Vite, vite, ou puis-je trouver ce produit miracle. Quant à la presse, qui relaie sans fard cette information copié-collée en direct du communiqué de la firme, s’est-elle interrogée une seule seconde? Amis fumeurs, qui alliez arrêter ou qui l’avez déjà fait, réjouissez-vous! Voici la fin de tous vos problèmes!

Et ce n’est pas tout! Vendredi 15h aura lieu LE communiqué de presse officiel… Alors, stay tuned, je vous promets que tu ne bouderas pas ton plaisir. Si la rumeur se confirme, il devrait y être annoncé que ce produit magique n’émet pas de CO2 et respecte la couche d’ozone! Vive la cigarette écologique!

Le contre-édito (n° 5)

Je voudrais, dans le cadre de ce contre-édito, tordre le cou à une série de canards boiteux concernant Yves Leterme. Je les reprend dans l’ordre des question que pose Mme Klein, et j’y réponds.

Futur Premier ministre, l’homme qui les a ridiculisés (nb: les francophones) en laissant entendre qu’ils n’étaient pas « en état intellectuel d’apprendre le néérlandais »? D’une part, il ne l’a pas laissé entendre, il l’a dit texto. D’autre part, c’était une boutade. Pour rire! Ce qu’il a dit, et c’est tout à fait vrai, c’est que des tas d’emplois attendaient les francophones qui faisaient simplement l’effort d’apprendre le néérlandais. Or, selon lui, beaucoup de chomeurs n’ont pas cette volonté. C’est un fait objectif. Et s’ils n’ont pas la volonté d’apprendre la langue de Vondel, peut-être fallait-il déduire qu’ils n’avaient pas la capacité intellectuelle de le faire… Le message a été largement déformé.

Principal interlocuteur du roi, celui qui se soucie de la Belgique comme d’une guigne? Leterme est pragmatique: il a une vision certes utilitariste de notre pays. Je pense, qu’en tant que Ministre-Président de la Flandre, il a des ambitions pour sa Communauté qui se trouvent souvent contrecarrées par le partenaire wallon. Il ne me paraît pas illogique que chacun puisse gérer certaines matières en toute autonomie. Prenons l’exemple de l’enseignement; depuis sa communautarisation, les Flamands ont su en faire un des (voire le) meilleur système d’Europe. Regardez l’état des lieux en Communauté française… Je comprend les revendications flamandes, apuyées par le succès, en ce qui les concerne, des transferts de compétence précédents.

Dimanche soir, Leterme a fait ses premières déclarations devant… des drapeaux nationalistes flamands. Au sud du pays, certains téléspectateurs ont pleuré au téléphone de RTL-TVI (…) Bye-Bye Belgium, ce n’est peut-être plus une fiction. Ridicule. Je ne rajouterai rien, si ce n’est que la famille Leterme vient en partie de la Wallonie, est aussi francophone que néérlandophone, et, surtout, que ce colifichet des « drapeaux nationalistes » m’a profondément exaspéré. Qu’est-ce qu’on veut faire croire aux francophones? Si la Wallonie allait mieux, les sympathisant PS ou autres auraient peut-être, eux aussi, agité le drapeau d’une Région qui se porte bien et dont ils sont fiers.

Voilà ce sur quoi je souhaiterais conclure, comme je l’avais annoncé dans mon article précédent. Les Flamands ont certes voté massivement pour le CD&V, NV-A, Vlaams Belang et Lijst Dedecker. Voilà quatre partis qui sont assurément revendicatifs sur le plan institutionnel, parfois à l’extrême. Cela tranche évidemment des partis francophones, qui disent « non » en refusant tout dialogue. Les VLD et SPa ne sont pas moins ambitieux pour leur Région. Ils ont été sanctionnés sur leur bilan médiocre, pas sur leur prétendue « gentillesse » institutionnelle. Symptomatique également. Le SPa prend une rosse; Johan VandeLanotte démissionne. Le PS prend une rosse; c’est la faute à Charleroi!

Le gros problème, en Wallonie, c’est le refus total de se mettre à l’écoute et de se remettre en question. Les Flamands, qui exercent avec succès certaines compétences depuis qu’ils n’ont plus à subir la pesanteur wallonne, souhaitent en avoir plus. Parfois, je les comprends. Réforme institutionnelle? NON! Les Flamands ont voté massivement pour un dangereux extrémiste avec 800 000 voix de préférence? ILS ONT TORT. 800 000 cannot be wrong.

Résultats

Certains de mes lecteurs parmi les plus fidèles se seront peut-être étonnés de ma non-réaction aux résultats du scrutin électoral. C’est que ce même résultat, faisant suite à une campagne morose et peu portée sur le fond, est – quant à lui – largement commenté dans les médias. En outre, j’ai été pas mal occupé par mes études, de Bruxelles à Namur, etc.

Je voudrais d’abord faire un bref commentaire sur le résultat de l’autre côté de la frontière linguistique. J’ai trouvé les Flamands plus lucides que nous sur les enjeux électoraux. Je trouve qu’ils ont su – mieux qu’en Wallonie, tirer les leçons de la violette, qui a été selon moi un non-gouvernement pendant quatre ans, en sanctionnant lourdement la majorité sortante. Même si je pense aussi que le SPa a subi un revers probablement démesuré, lequel est à mon avis dû en partie aux affaires du PS wallon. Les Flamands, en votant massivement, d’une part, pour le CD&V-NVA et, d’autre part, pour le Vlaams Belang et la Lijst Dedecker, font passer un message fort, bien qu’il ne soit pas toujours véhiculé de la bonne manière. Qu’on le cautionne ou non est une question, sur laquelle je reviendrai dans mon prochain contre-édito (n° 5), à paraître ici-même. Que ce message soit entendu de l’autre côté de la frontière linguistique en est une autre. Les Wallons font la sourde oreille. A fortiori, à défaut de percer dans le débat public wallon, l’exaspération manifestée par les Flamands n’entraînera aucune remise en question.

De sanctionner la majorité sortante sur son bilan et son programme, c’est précisément ce qui aura manqué chez nous. Le PS aura davantage subi des pertes – importantes mais à relativiser au regard des pertes du VLD et du SPa, lesquels sont loins d’avoir connus autant de scandales – sur les systèmes « troisième-dimensionnels », complètement invraisemblables, qu’il a mis en place ci et là, et par la culture politique qu’il tendait ces derniers temps à promouvoir.

Le MR, en revanche, est en franche progression. Le seul parti de la majorité sortante à tirer son épingle du jeu. Alors, pourquoi? Sur base d’un bilan flamboyant à porter à leur seul crédit? Tout ce que le MR avait à vendre – et ne s’est d’ailleurs pas privé de le faire – c’est une maigre réforme fiscale dont les fruits ont été convertis en mécanisme sociaux par le PS. Tout ce qu’il proposait dans son programme était… De refaire une réforme fiscale. Ce parti vit par et pour la fiscalité! L’environnement? « on va augmenter la déductibilité fiscale entraînant une exonération sur les voitures de société qui produisent un moins de CO2 préférentiellement aux voitures plus polluantes ». Le logement? On va exonérer. L’emploi? On va exonérer. La fraude fiscale? On va pénaliser.

Alors, comment en sont-ils arrivés à ce résultat? C’est bien simple. C’est le fruit d’une campagne hypermédiatique, c’est-à-dire portée exclusivement sur l’image, et surtout extrêmement agressive, pour bien surfer sur la vague sarkozyste. Ainsi que d’une extrême complaisance des médias, je l’ai déjà dit sur ce blog, quant à leur stratégie bipolarisante de la campagne.

Belle tolérance! Les choses n’ont pas tellement changé en 82 ans…

Le cdH aura peut-être été victime de cela, ainsi que de ne s’être pas suffisament démarqué du partenaire socialiste régional. Pourtant, le parti ne s’est pas privé de critiquer avec ardeur le bilan du gouvernement fédéral, socialistes compris. Mais il a refusé de jouer la surenchère médiatique à la Vrebos, style « le PS, pour ou contre? ». Selon moi, c’est tout à l’honneur de ce parti – peut-être certains lecteurs connaissent-ils mes sensibilités politiques – de refuser la critique gratuite, bien que rentable médiatiquement, et de laisser Reynders seul avec sa guerre des tranchées. Le programme était cohérent, reposait sur d’importantes avancées prises en Région wallonne, et la voie proposée par le cdH, bien que n’ayant pas convaincu massivement, doit rester à l’ordre du jour. Le centrisme est en soi un positionnement politique intéressant, dont j’aimerais reparler plus ouvertement un de ces jours.

Il ne me reste qu’à féliciter Ecolo, grand gagnant wallon des élections. Le parti a su tirer parti de l’engouement autour du « réchauffement climatique » et ne pas se laisser déposséder de son thème de prédilection par « l’écologie sociale » (vide de sens) ou encore par l’écologie de pure façade du MR (vide de contenu). En dépit de pans entiers de programme électoral trop ancrés dans une gauche qui ne me convainc pas, Ecolo avait un programme fort, qu’il a défendu de manière cohérente, défendant bec et ongles son indépendance.

Bref, des élections étranges, aux résultats parfois surprenants, et une coalition qui sera bien difficile à mettre en place pour le prochain formateur. Le PS est-il vraiment si « contournable » que cela, avec un résultat supérieur aux législatives de 1999 et sommes toutes considérable? Quelle stratégie adoptera le CD&V-NVA, qui voit s’éloigner sa précieuse majorité des 2/3? Je ne cache pas que j’appelle des mes voeux une coalition « Jamaïque » (Chrétiens-humanistes, libéraux et écolos), stable politiquement et ouverte à une nouvelle culture politique, orientée notamment vers des thématiques plus que jamais essentielles.

La terre est bleue comme une orange…


La terre est bleue comme une orange
Jamais une erreur les mots ne mentent pas
Ils ne vous donnent plus à chanter
Au tour des baisers de s’entendre
Les fous et les amours
Elle sa bouche d’alliance
Tous les secrets tous les sourires

Et quels vêtements d’indulgence
À la croire toute nue.

Les guêpes fleurissent vert
L’aube se passe autour du cou
Un collier de fenêtres
Des ailes couvrent les feuilles
Tu as toutes les joies solaires
Tout le soleil sur la terre

Sur les chemins de ta beauté.

Paul ELUARD, L’Amour la poésie (1929)

Le contre-édito (n° 4)

Mme Klein ne nous ayant pas, cette semaine encore, régalé de ses inepties, c’est un autre édito que j’attaque aujourd’hui (Le Soir, édition du 07 juin 2007). L’occasion de dénoncer un problème récurrent – médiatique, à nouveau – de la campagne électorale belge 2007. L’édito est repris ci-dessous in extenso, la seule phrase en couleurs et en italique, entre crochets est rajoutée par moi. Le texte intégral est consultable sur le site de Le Soir.

« Trop méchant et pas assez méchant montent en bateau. Le bateau coule en mer du Nord. Qui reste ? Personne, pardi ! <Sauf les partis qui représentent une vrai alternative à ce débat stérile entre les deux partenaires au fédéral, à savoir les partis d’opposition, constructifs tous deux, Ecolo et le cdH>

Collons des noms sur nos caboteurs menacés de barbotage : sauf improbable plébiscite dimanche prochain, ni Didier Reynders ni Elio Di Rupo ne sortiront personnellement indemnes de cette campagne électorale vénéneuse <Vénéneuse parce que les médias – politisés ou en quête d’audimat, jaloux des succès médiatiques de la campagne française, ont joué la carte de l’affrontement bipolaire, en dépit du paysage politique belge infiniment plus nuancé que le français (comment pourrait-il en être autrement, au vu de nos institutions et du choix de la représentation proportionnelle?)>. Il y a dès lors gros à parier que le président du MR et celui du PS trouveront à se reconvertir avant que le vent d’automne n’ait décoiffé les derniers arbres. Un mandat international pour l’un, un poste de ministre des Affaires étrangères pour l’autre ? Chi lo sa…

« Pas assez méchant », Di Rupo ? Le président du PS va payer cher et vilain sa gestion « diplomatique » de la chienlit carolo.

En bon père de famille, prenant à bras-le-corps les vicissitudes de la famille, il devait sévir, punir, proscrire, assainir et repartir. Il ne l’a pas fait et passe désormais pour un faible. <7 échevins de l’ancienne majorités inculpés, dont le « chevalier blanc de Charleroi », annoncé par Di Rupo comme un sauveur, et inculpé juste après les élections communales d’octobre – on pressent encore deux têtes (les seules encore en place) à tomber>

Bizarrement, c’est… la campagne du président du MR qui va peut-être limiter la casse au PS. Le socialiste peut désormais se présenter en « victime de la droite haineuse », son allié de huit ans.

Parlons-en de « trop méchant » Reynders. Il va sans doute expier sa morgue atavique et son erreur de pilotage.

Car enfin, voilà un homme foncièrement de droite. Las pour lui, son parti ne l’est pas. Ou… pas encore. Le retour en force du clan Michel, adeptes du « libéralisme social » et d’une négociation avec les socialistes « modernes », le démontre à souhait.

Didier Reynders est donc un échappé solitaire. Un précurseur ? Peut-être : il existe assurément un boulevard en Belgique francophone pour une droite décomplexée.

Mais quel que soit le (bon) score du MR dimanche, l’arrogance du président le rend infréquentable. Sa suffisance aussi et – ne perdons jamais cela de vue ! – l’effondrement annoncé du VLD, son allié flamand. <Lisez cet autre article publié dans Le Soir… Le MR se serait, à l’en croire, irrémédiablement fâché et avec le PS et avec le cdH, bref aurait joué lui-même la carte de sa propre éviction, sauf à faire la majorité avec Ecolo… Qui n’a jamais soutenu ouvertement le MR>

Car enfin, quoi qu’en dise Johan Vande Lanotte en brandissant le spectre de l’asymétrie : dimanche, c’est le Nord et ses 4 millions d’électeurs qui donneront le la. Comme toujours. Et bonne chance pour recoller feu le front francophone !En conclusion, je trouve regrettable et déplorable que les médias, RTBF, RTL, Le Soir, principalement, ait accepté, tout au long de la campagne, de jouer le jeu d’une certaine bipolarisation. De donner du crédit aux discours minimisants du MR à l’encontre des partis d’opposition, et un soutien implicite à la royale indifférence à ces mêmes partis montrée par le PS. Je déplore également la place regrettable accordée au « stratego » politique dans les médias, qui trop souvent cherchent des jeux de pouvoir et de coalition là où il faudrait parfois parler de fond. Je regrette enfin l’adoption aveugle de registre sémantiques propres aux deux partis dominants – le travail et le non-travail pour le PS, l’économie pour le MR – au détriment des thèmes soutenus respectivement par le cdH et Ecolo.

Débats pré-électoraux

Rapidement, je voudrais encore rappeler combien je trouve dommage que les élections se tiennent en plein blocus. Pour des raisons inconnues de moi (un vague « agenda politique »), une grande partie des étudiants est privée du droit à s’investir à 100 % dans l’élection, de s’informer et d’échanger son point de vue. Faute de temps.

C’est d’autant plus déplorable que la RTBF et RTL-TVI semblent s’être accordés sur un tir groupé des débats. Actuellement, ils en proposent tous les jours, aux mêmes heures pour la plupart sur les deux chaînes (ce qui est déjà ridicule) et avec, pour une fois, un peu d’autres candidats que les sempiternels présidents de partis.

En ce qui me concerne, les élections ont lieu le 10, cette semaine fait l’objet de tous les débats… Et j’ai examens les 2, 6 et 9 juin. Frustrant!