Graham Coxon – Love Travels at Illegal Speeds


Le bonhomme est de retour, et en force, croyez-moi. La chronique semble pourtant décidée à ignorer la carrière solo de Graham Coxon. Ses deux derniers albums déjà valaient largement le détour. Il est vrai que le jeune auteur en fait beaucoup – trop parfois, probablement, par désir de bien faire et d’être reconnu à un autre statut que celui de faire-valoir de l’autre.

Il revient dans les bacs en ce début 2006 avec l’excellent « Love Travels at Illegal Speeds ». Certains y voient une sorte de concept-album autour de la thématique de l’amour. Quant à moi, il me plait de n’y voir qu’un album de pop-rock drôlement bien ficelé.

Coxon, c’est d’abord un côté indubitablement maladroit, qui fait tout le charme du personnage. Mais c’est aussi, et surtout, un mélodiste hors-pair, capable de pondre des ritournelles qui se vissent dans le crâne à la vitesse de l’éclair. Du genre qu’il suffit d’entendre une fois le matin pour l’avoir en tête non-stop toute la semaine qui suit. J’adore.

On trouve beaucoup de choses sur cet album. Des hymnes pop-rock, un peu faciles je le concède, mais diablement efficaces. Ainsi les plages d’ouvertures, « Standing on my own again », « Don’t let your man know », etc. Dans ce registre, on appréciera tout particulièrement « You & I », au refrain savoureux. On retrouve également une ou deux ballades de rigueur judicieusement disséminées au long de l’album. Avec « Gimme some love », ton impératif oblige, Coxon se paye un bon vieux titre punk-rock digne de la grande époque de Greenday.

Loin de s’étioler sur la fin, l’album conserve le même punch et la même énergie jusqu’au bout. La palme revient probablement à l’excellente chanson « I don’t wanna go out », pour ses boucles complètement foireuses mais dont l’effet est extrêmement bien rendu. My god, ces « Yeah! » scandés avec la dernière candeur… J’adore!

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