Bambi 2

Je suis allé voir Bambi 2 au cinéma le week-end passé. Je ne le mentionne que maintenant parce qu’il m’a fallu le temps de assimiler pleinement la suite de Bambi tout court, premier du nom. Alors, quid de ce Bambi 2? Comme la plupart d’entre vous, qui êtes de ma génération ou presque, j’ai été bercé par Bambi dès ma plus tendre enfance. Bambi, paru en août 1942, est une adaptation du roman de Felix Salten, un écrivain juif né à Budapest (Hongrie), paru en 1923. Mais il a fort heureusement été plusieurs fois reprogrammé sur nos grands écrans favoris.

Donc, je me récapitule, j’apprend qu’une suite va succéder au film qui m’a accompagné depuis mes couches-culottes, qui fut la cause de ma première émotion cinématographique (j’ai pleuré dans la salle, à 4 ans, pour la raison que l’on sait). Ma première réaction fut de me demander de quel droit Disney – la firme – se permettait d’empiéter sur l’héritage de Disney – la personne. Comment rester crédible en « complétant » Bambi 1, sans le dénaturer? Pouah, pouah, je n’irais pas assister à ce massacre, cette insulte à un chef d’oeuvre, à cette bassesse mercantile d’un studio (jusqu’il y a peu) en perte de vitesse.

Seulement voilà; je me suis fait piéger par un dimanche après-midi pluvieux et glacial. Je me suis donc réfugié au Parc (Droixhe), convaincu que, quitte à craquer, autant le faire dans les formes. Quelle salle en effet pouvait se permettre de diffuser dans le meilleur cadre possible Bambi 2? Hors de question de me traîner à Rocourt sur ce coup-là! C’est que la suite d’un tel classique méritait une salle au charme désuet, au respect avoué pour la tradition.

La séance débute et, premier constat, les dessinateurs, dont je sais qu’ils ont tenu à respecter les techniques utilisées jadis, sont en effet restés très fidèles à l’original, en terme de dessin et d’estéthique. Bref rappel du synopsis; la mère de Bambi a disparu et c’est son père, le Grand Prince de la forêt, qui l’élève. Sans tendresse, il lui enseigne toutes les prérogatives dues à son rang, mais semble toujours déçu par son fils. Bambi trouve un peu de réconfort auprès de ses amis, Panpan et Fleur. Et lorsqu’il revoit Féline, la jeune biche, beaucoup d’émotions l’envahissent… Mais Bambi doit aussi compter avec Ronno, un jeune cerf brutal qui le considère comme son ennemi.

Que d’émotions, que d’émotions! Cette suite se situe, vous l’aurez compris, dans l’intervalle laissé, dans Bambi 1, entre la mort de la mère de Bambi et son passage à l’âge adulte. Cette tranche de la vie de Bambi suppose une certaine insouciance, beaucoup de rires, une forte envie de faire ses preuves… Les concepteurs de Bambi 2 l’ont bien compris, et restituent dans leur film une ambiance que j’estime bien adaptée: ça sonne juste.

Des dessins fidèles, une certaine justesse de ton, vous l’aurez compris: sans en faire l’apologie tout de même (et notamment en raison de faiblesses de la bande son, qui n’est excellente que lorsqu’elle reprend la musique de l’original :-), j’ai été amplement satisfait par cette suite. Sans tomber dans la nostalgie outrancière, quel plaisir de retrouver l’ambiance des bons vieux Disney, des classiques de mon enfance. Un dessin animé très agréable à regarder, si l’on arrive bien sûr et ce n’est pas évident, à prendre ses distances sans exercer un regard trop critique. Un beau plongeon dans un imaginaire dont l’âge et la maturité parfois nous privent…

Superbonus: toi aussi, dessine ton Bambi!

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