Archives mensuelles : février 2006

Podium des Sosies


Christophe Willems, étudiant en 1ère bac science-po (plus pour longtemps diront les mauvaises langues), est le grand Winner du Podium des Sosies sur GroseilleTL-TVI! Sa prestation fut, paraît-il, époustouflante et stupéfiante de réalisme. Cet ami proche (j’ai des cours dans le même amphi!) a fait valoir avec brio sa ressemblance évidente avec Grégory Lemarchal, un star académicien.

Je ne vais pas m’abaisser à tirer mon chapeau à un sosie d’un ersatz de star, mais tout de même, je salue le bel exploit réalisé par ce brave homme jeune et bigarré, frais et bien formé. D’autant plus que la concurrence était rude; pas moins de trois Johnny concouraient pour le titre, des Hugues Aufray, et même des presqu’authentique Sheila et Dalida.

Non mais, sérieusement, y’en a vraiment qui n’ont que ça à foutre?


PS: à ces demoiselles qui souhaiteraient un contact avec ce charmant jeune homme, je peux peut-être tenter de leur arranger le coup. Et non, je ne suis pas jaloux!

BONUS: plus de sosies!

Pierre qui glisse…

La pierre de curling utilisée pour le jeu pèse 20 kg avec une circonférence de 91,44 cm et une hauteur d’au moins 11,43 cm. Elle est équipée d’une poignée à son sommet qui permet d’être pivotée avant d’être relâchée. Une particularité des pierres c’est que leur base n’est pas plate mais concave et la surface de glisse de la pierre est de 6 à 12 mm moins large que la largeur de la pierre. Cette petite différence permet de donner un effet à la pierre qui aura tendance à suivre une trajectoire courbée (les spécialistes disent qu’elle curle). Le degré de courbure dépend de plusieurs facteurs, y compris la préparation de la glace et de l’aplatissement de la piste sur les chemins communs vers la maison pendant le jeu.

Les Écossais, en particulier, estiment que les pierres de curling de la meilleure qualité sont faites à partir d’une variété spéciale de granite, l' » Ailsite » que l’on trouve sur l’Ailsa Craig, une île près de la côte d’Ayrshire.

Source: wikipedia

Vioxx

Ca a perdu un I, et un X. VOX, c’est le nouveau médicament qui guérira vos inflamations, mais également vos maux de têtes, vos maux de ventres, d’oreilles, de pieds, de cuisse, d’aisselles, de cheveux (le lendemain de la veille), de tétons, de nombril, j’en passe et des meilleurs.

VOX, c’est garanti sans effets secondaires ni risques de crise cardiaque. Mieux, c’est sans sucres ajoutés, c’est jeune et bigarré, frais et bien formé. On en redemande!

VOX, c’est encore la vox, la vôtre; la vox populi. La voix du peuple. Et oui, VOX, c’est aussi une expérience interactive, participative, à double sens.

Car VOX, c’est en fait avant tout la voix de Jérôme Colin (Hep Taxi!), évincé de Pure FM, on se le rappelle, dans des circonstances douteuses. Le fringant jeune homme, jamais à court d’idées, s’est lancé avec la désinvolture de ton qu’on lui connaît dans une aventure plutôt inédite. Inédite dans notre plat pays en tous cas, mais également dans la francophonie au sens plus large, en ce compris la France et le Canada, chuchote-t-on dans les milieux autorisés.

Le principe est celui du « podcast », c’est-à-dire que « Vox est une émission d’une heure enregistrée dans un petit appart avec trois micros et une bonne table de mixage », et encodée sous forme de MP3 et distribuée gratuitement sous la forme d’un blog.

Le concept se veut évidemment interactif, selon les termes employés par Jérôme Colin lui-même: « J’avais envie de pouvoir continuer à partager ma passion de la musique avec ceux qui l’écoutent et ceux qui la font. Grâce au podcast et aux blogs, les auditeurs peuvent désormais écouter des émissions quand ils le veulent, les critiquer dans leurs commentaires, proposer de nouveaux sujets et en discuter entre eux. C’est une tout nouvelle dynamique qui s’instaure! »

Une visite et des téléchargements (environ 100 mo l’émission complète) s’impose. Pour ceux qui ont des quotas à ne pas faire péter, il est possible de ne télécharger que les morceaux d’émissions qui vous intéressent plus particulièrement. Chaque dimanche, une nouvelle émission est postée. Je n’ai plus qu’un chose à rajouter: l’adresse du site!

http://vox.skynetblogs.be
Plus d’infos sur la vie du net

Prague (part 2)

A gauche, l’horloge astronomique, et à droite, la Grand place vue de l’arrière.

Salut à toi, lecteur! Comme tu peux le constater, me voici de retour du pays de la bière pas chère. Alors, sois rassuré, je ne manquerai pas de te livrer en plus long et en plus large l’ensemble de mes impressions sur ce voyage qui s’est ma foi on ne peut mieux passé.

Dieu, que Prague est une jolie ville, et qu’on y dort peu! Pour l’anecdote, des amis canadiens que nous eûmes l’occasion de rencontrer on fait les fanfarons la première nuit, un peu plus que nous il est vrai, ont été aussi joyeux drilles la seconde, et étaient mattés pour la troisième.
Belgium winner par K.O.!

Je consacrerai plusieurs articles dans les jours et/ou semaines qui suivent à détailler certains aspects de ce voyage, en alternance avec d’autres sujets. De l’info au compte-gouttes, du suspense, voilà comment mettre la salive à la bouche de l’audimat! En attendant, appréciez ces quelques clichés.

La tour à l’horloge de la Grand place

Hémicycle parlementaire tchèque

Pont Charles (XIIIème siècle)

Prague

Chers adeptes, vous-mêmes et votre auguste serviteur vont avoir à subir – hé oui, déjà! – une première séparation. En effet, dès demain, je me rends en Tchécoslovaquie pour un voyage d’affaires (« bibitives, les affaires », diront les mauvaises langues, je les ois d’ici). Rassurez-vous, le contact devrait être rétabli dès le début de la semaine prochaine. D’ici là, considérez ce blog en standby officiel. Merci de vos nombreuses visites! N’hésitez pas à susciter un peu d’interraction en soumettant vos illuminés commentaires.


A nouveau, j’entend les récalcitrants se demander « mais que nous veut-il? ». Vous voulez du concret? Je vais vous en donner. Je participe dans le cadre de mon cursus scolaire à un séminaire de science politique. Méthode: TP sous forme de débats parlementaires, qui suivent l’ordre d’interventions suivant;
– la majorité présente un projet, par son ministre (10 min);
– l’opposition formule ses remarques, par son leader (10 min);
– temps de 25 min pour mettre les répliques au point; les lobbys prennent position;
– réplique de la majorité, par son porte-parole;
– réplique de l’opposition;
– les deux groupes de lobby interviennent.

Question; je vais être amené à soumettre au débat un projet, dans le courant du mois de mars, que je défendrai avec Renaud Smal pour ceux qui le connaissent. Nous souhaitons soumettre a priori un débat à portée plutôt internationale (cela n’a pas encore été fait dans le cadre du séminaire). Tout est purement fictif, donc aucune limite d’imagination, tant qu’on reste dans le plausible.

Des pistes: l’adhésion de la Turquie a l’UE (un peu tarte à la crème), un sujet qui fâche sur le Moyen-Orient (on pourrait imaginer l’adoption d’une Constitution par un Etat Palestinien auto-proclamé), une action contre l’Iran et son Président un peu extrémiste, etc. Evidemment, le sujet ne doit pas nécessairement se limiter au Moyen-Orient.

Voilà, j’attend de pied ferme vos suggestions si toutefois vous en avez, et je vous dis à la semaine prochaine!

Le Péril jaune


Ca y est! On l’attendait depuis si longtemps, elle est enfin arrivée! La grippe aviaire vient de faire son entrée avec pertes et fracas dans l’Union européenne, le club très fermé des 25. C’est étrange, on avait pourtant tué des millions d’oiseaux et multiplié les plans d’urgence pour être sûr d’éviter cela.

Plus sérieusement, quelque chose me taraude… on parle énormément dans la presse d’un risque de mutation du virus, qui pourrait s’étendre à l’être humain et causer des épidémies sans précédent. Je veux bien, soit. Mais pourquoi évoque-t-on cette éventualité aujourd’hui seulement, à propos des élevages chinois? Alors qu’hier nos propres implantations agricoles étaient touchées par des contaminations à la dioxyne et à la PESTE porcine? Je suis personnellement plus effrayé par la peste du cochon voisin que par la grippe de la poule à l’autre bout de la terre!

Alors, pourquoi cette psychose médiatique? C’est une question tout à fait intéressante. Qu’est-ce qui fait, que du jour au lendemain, ou presque, les médias ont lancé une campagne d’envergure sur cette problématique? Qu’est-ce qui explique la durabilité de cette campagne? Inutile d’évoquer la tourmente médiatique consécutive à l’introduction du fameux virus en Italie et en Grèce…

Je vois principalement à ces questions un élément de réponse évident; si les médias parlent grippe aviaire, c’est que parler grippe aviaire fait vendre. J’éviterai, si vous le permettez, l’écueil qui consiste à justifier tous les choix de la presse par la sacro-sainte loi de l’offre et de la demande. Mais, clairement, il y a de cela dans le cas qui nous préoccupe.

Dès lors, que demande le peuple? Il me semble que cette tourmente médiatique peut trouver sa source dans la montée en puissance de l’Empire du Soleil Levant. Les plus avertis me rétorqueront que la Chine monte en puissance depuis avant ma naissance, déjà. Certes, mais ce n’est que récemment que la grande opinion publique a pris conscience de ce phénomène.

Il faudra compter avec la Chine demain, et ça, c’est nouveau pour beaucoup de gens. On ne sait pas vers où se dirige cette Empire à la taille importante, au poids démographique démesuré et à la puissance économique exponentielle. Il est le seul capable de lutter contre l’hégémonie américaine, mais sans cependant adopter le même système de valeurs que nos sociétés.

La prise de conscience de ce phénomène de montée de la Chine nous met donc face à l’inconnu. Il en résulte un malaise diffus, un sentiment de peur tamisé. Peut-être est-ce là une brèche dans notre opinion publique dans laquelle les médias peuvent s’engouffrer facilement pour vendre leurs produits…

Je n’étendrai pas l’analyse des causes de la véritable psychose qui semble vouloir s’imposer à nous concernant la grippe aviaire. Mais je vais encore mettre en évidence mon propos en rappellant une anecdote. un jour, une jeune fille turque est arrivée un peu palote par l’avion en Belgique. Nos autorités lui ont sorti le grand jeu, plan d’urgence au H5N1, bataillon de médecins spécialisés dans le problème, mise en quarantaine, j’en passe et des meilleures. Le lendemain, soulagement général, interviews à n’en plus finir de notre – par ailleurs très compétent – Ministre de la santé publique, M. Demotte, et tout le tintouin. On l’a échappé belle!

Non, mais! Tant d’agitation pour rien! Je concluerai en vous conseillant d’essayer de déterminer, dans une situation qui vous paraît étrange, qui est celui à qui profite cette situation. Parce que je n’ai pas abordé le volet pharmaceutique de toute cette affaire, mais il existe des firmes qui vendent des vaccins contre le fameux virus…

Bambi 2

Je suis allé voir Bambi 2 au cinéma le week-end passé. Je ne le mentionne que maintenant parce qu’il m’a fallu le temps de assimiler pleinement la suite de Bambi tout court, premier du nom. Alors, quid de ce Bambi 2? Comme la plupart d’entre vous, qui êtes de ma génération ou presque, j’ai été bercé par Bambi dès ma plus tendre enfance. Bambi, paru en août 1942, est une adaptation du roman de Felix Salten, un écrivain juif né à Budapest (Hongrie), paru en 1923. Mais il a fort heureusement été plusieurs fois reprogrammé sur nos grands écrans favoris.

Donc, je me récapitule, j’apprend qu’une suite va succéder au film qui m’a accompagné depuis mes couches-culottes, qui fut la cause de ma première émotion cinématographique (j’ai pleuré dans la salle, à 4 ans, pour la raison que l’on sait). Ma première réaction fut de me demander de quel droit Disney – la firme – se permettait d’empiéter sur l’héritage de Disney – la personne. Comment rester crédible en « complétant » Bambi 1, sans le dénaturer? Pouah, pouah, je n’irais pas assister à ce massacre, cette insulte à un chef d’oeuvre, à cette bassesse mercantile d’un studio (jusqu’il y a peu) en perte de vitesse.

Seulement voilà; je me suis fait piéger par un dimanche après-midi pluvieux et glacial. Je me suis donc réfugié au Parc (Droixhe), convaincu que, quitte à craquer, autant le faire dans les formes. Quelle salle en effet pouvait se permettre de diffuser dans le meilleur cadre possible Bambi 2? Hors de question de me traîner à Rocourt sur ce coup-là! C’est que la suite d’un tel classique méritait une salle au charme désuet, au respect avoué pour la tradition.

La séance débute et, premier constat, les dessinateurs, dont je sais qu’ils ont tenu à respecter les techniques utilisées jadis, sont en effet restés très fidèles à l’original, en terme de dessin et d’estéthique. Bref rappel du synopsis; la mère de Bambi a disparu et c’est son père, le Grand Prince de la forêt, qui l’élève. Sans tendresse, il lui enseigne toutes les prérogatives dues à son rang, mais semble toujours déçu par son fils. Bambi trouve un peu de réconfort auprès de ses amis, Panpan et Fleur. Et lorsqu’il revoit Féline, la jeune biche, beaucoup d’émotions l’envahissent… Mais Bambi doit aussi compter avec Ronno, un jeune cerf brutal qui le considère comme son ennemi.

Que d’émotions, que d’émotions! Cette suite se situe, vous l’aurez compris, dans l’intervalle laissé, dans Bambi 1, entre la mort de la mère de Bambi et son passage à l’âge adulte. Cette tranche de la vie de Bambi suppose une certaine insouciance, beaucoup de rires, une forte envie de faire ses preuves… Les concepteurs de Bambi 2 l’ont bien compris, et restituent dans leur film une ambiance que j’estime bien adaptée: ça sonne juste.

Des dessins fidèles, une certaine justesse de ton, vous l’aurez compris: sans en faire l’apologie tout de même (et notamment en raison de faiblesses de la bande son, qui n’est excellente que lorsqu’elle reprend la musique de l’original :-), j’ai été amplement satisfait par cette suite. Sans tomber dans la nostalgie outrancière, quel plaisir de retrouver l’ambiance des bons vieux Disney, des classiques de mon enfance. Un dessin animé très agréable à regarder, si l’on arrive bien sûr et ce n’est pas évident, à prendre ses distances sans exercer un regard trop critique. Un beau plongeon dans un imaginaire dont l’âge et la maturité parfois nous privent…

Superbonus: toi aussi, dessine ton Bambi!