Archives mensuelles : janvier 2006

Bouleversement


Mardi 10 juin 2003. C’était il y a un peu moins de trois ans. Ce jour-là, un CD allait sortir qui allait bouleverser complètement mes critères d’excellence musicale. Depuis le 10 juin 2003, une question me taraude. Le 10 juin 2003, Grandaddy sortait « Sumday » album mélodieux, sucré, frais et lumineux. Et, depuis que j’ai entendu ce disque, la question que je me pose est: comment vont-ils pouvoir donner une suite crédible à cet album?

Apparement, mes barbus favoris se sont aussi posé la question. Ils avaient auditivement atteint des sommets peu souvent atteints dans le monde de la pop. Et plus dure est la chute. Ce groupe, qui doit compter dans la poignée de groupes dont j’emporterais la production sur une île déserte, vient de mettre – hélas – un terme à son existence.

Un commentaire laconique, posté sur le site du groupe, annonce la sortie d’un chant du cygne, intitulé Just Like The Fambly Cat. Versons une larme pour Grandaddy et, tant qu’on y est, pour Charlotte de Ash puisque celle-ci s’est séparée du groupe par consentement mutuel. Je souhaite bonne route aux bûcherons à la sensibilité exacerbée ainsi qu’à l’élément de charme des Cendres…

Jarhead

La fin de l’innocence…

« Un homme tire avec des années avec le même fusil
et un jour il part à la guerre.
Après, il va rendre son arme à l’armurerie
en croyant que tout ça, c’est fini.
Mais quoiqu’il fasse ensuite de ses mains,
carresser une femme, constuire une maison ou langer son fils,
ses mains, elles, gardent la mémoire de son fusil »

Un très bon film de guerre réaliste. Et pas du réalisme à la Spielberg.

Le Top 10 Pop-Rock de l’année 2005!

Bienvenue dans ce Top 10 de mon blog, principalement orienté Pop-Rock. Basé sur une absence totale de critères objectifs, ce Top 10 présente un panorama de ce qui est sorti de mieux cette année dans le domaine. Ce classement a du faire l’impasse sur quelques très bons cds, 2006 ayant été riche en bonnes sorties, mais on ne peut pas tout classer dans un Top sinon ce n’est plus un Top…

La dixième place du classement revient à dEUS, pour leur petit dernier Pocket Revolution. On l’a attendu longtemps, c’est le moins qu’on puisse dire (le dernier en date, leur meilleur album selon moi, date de 1999), mais le jeu en valait la chandelle. C’est bon!

En neuvième et huitième positions, on retrouve les coqueluches du so-called (re-)nouveau rock, j’ai nommé Franz Ferdinand et The White Stripes. Les premiers continuent sur la voie à succès tracée par eux lors de leur premier album: du rock qui fait danser. Les seconds ont fait irruption dans les bacs avec ce diabolique Get behind me Satan. A mon sens, leur premier disque qui tienne la longueur. Chaque chanson y recèle une mélodie imparable, malgré la voix parfois énervante de M. Jack White.

Seul et unique français de ce classement, le groupe Dionysos vient de nous pondre un excellent Monsters in Love, qui s’empare de la septième place de ce classement. Il est difficile ne pas tomber sous le charme de cet univers atypique, très imagé: un conte de fées!

Faites un tour des cathédrales de France, élisez domicile dans la ville de celle que vous avez préféré et enregistrez-y un album décomplexé, en toute décontraction, et vous arrivez en sixième position du Top 10 de mon blog. C’est ainsi qu’a procédé le groupe Supergrass, qui nous livre un Road to Rouen d’excellente facture.

La cinquième place est occupée par Eels pour avoir composé Blinking Lights and Other Revelations. Un double cd, dédié aux questions sur « Dieu et ce genre de choses… ». Un ensemble de titres hétéroclites assemblés au hasard, avec bonheur, et habités par la voix unique de E, le chanteur. Bon nombre des mélodies de ce double album sont tout simplement imparables!

Nouveau double album à être primé par ce Top 10, les Foo Fighters ont publié In your Honor, en quatrième position. In your Honor, c’est un disque « loud » et un autre « not so loud », tous deux composés avant tout pour les fans. Dave Grohl impose ici ses talents de compositeur. Mention spéciale à la partie acoustique, et notamment le magnifique duo avec Norah Jones.

C’est ici que les choses sérieuses commencent, avec le podium de ce classement. Le cuivre revient à la foutraque bande de The Coral. Dans la lignée de leurs deux disques précédents, The invisible invasion fait la part belle à l’héritage des sixties, pleinement digéré. Les tubes sont bons à tomber raide, qu’on écoute Cripples Town ou Something inside of me.

Aux invicibles Weezer revient l’argent. En 2005, Weezer sort Make Believe, son cinquième album studio. C’est le retour à la sensibilité exacerbée de Pinkerton, aux mélodies qui tuent, au son véritablement puissant du groupe. Un must de 2005!!

Alors, attribuer l’or est toujours une tâche délicate. Qui a composé un album où chaque chanson recèle un trésor de mélodie? Qui a composé un album cohérent, où cependant chaque morceau conserve une identité propre? Qui a écrit quelques-uns de ses plus beaux titres sur sa dernière production? Qui a eu un des plus grands succès jamais connu avec un groupe archi-populaire, sans pour autant jamais se départir de sa légendaire simplicité? Qui, dirait-on, s’est enfin émancipé de l’ombre de John Lennon, et est parvenu à faire valoir récemment par la critique son impact, en tant que compositeur, dans les Beatles? C’est Paul Mc Cartney, bien sûr, qui sort Chaos and Creation in the Backyard. Et c’est à ce qui est probablement le meilleur album solo de Sir Mc Cartney que ce Top 10 a l’honneur de décerner la médaille d’or.

L’éclairage public en Belgique

J’avais 12 ans en 1996. Un jour, à l’occasion d’un trajet nocturne Bruxelles-Liège, il m’a pris la fantaisie de compter le long de l’autoroute le nombre de réverbères défectueux. Je peux vous assurer qu’il y en avait déjà beaucoup… mais pas encore assez! Car ce que j’ai surtout retenu de cette expérience, c’est tout simplement la quantité invraisemblable de poteaux éclairants que l’on retrouve partout, sur l’ensemble de notre réseau routier, sur la moindre petite nationale, la plus minuscule route, le plus minable chemin.

Avec le temps, mais très rapidement tout de même, sensibilisée qu’est notre génération aux problèmes écologiques, je me suis posé la question de savoir quelle quantité d’énergie consommaient tous ces réverbères. Cette réflexion fut naturellement prolongée sur la question de leur coût intrinsèque. Combien coûte leur entretien?

Je n’ai pas de réponse à ces questions. Je n’ai pas fouillé google comme j’aurais pu le faire, mais a priori les sites internet belges restent discrets sur le sujet. Néanmoins, j’ai été très intéressé de découvrir une étude publiée par l’ULg. Cette étude est un véritable plaidoyer, non pas du non-éclairage, mais de l’éclairage intelligent. La question n’est pas de proscrire tout éclairage public. Mais sans remettre en question sa raison d’être, il me semble important de mener une brève réflexion sur les moyens mis en oeuvre.

Il existe des modèles de réverbères beaucoup plus ergonomiques, qui pour une économie d’énergie d’environ 2/3, procure exactement la même qualité d’éclairage au sol, mais sans polluer le ciel nocturne d’une lumière trop importante. Outre la stricte consommation d’énergie, les dégâts causés par une luminosité irrationnelle peuvent aller se cacher la où on ne les attend pas. Ainsi, il est stupéfiant de constater le nombre d’oiseaux qui se tuent, induits en erreur par une luminosité artificielle. La Wallonie n’est pas dotée de ces modèles. Vu le nombre de poteaux qu’il faudrait remplacer, le coût de l’opération pour remettre un équipement plus moderne, plus économique, plus rationnel, plus respectueux de la nuit serait… conséquent, je l’avoue.

Toujours est-il que l’étude susmentionnée cite plusieurs exemples de villes où des travaux similaires ont été entrepris; s’ils engendrent à coup sûr un certain coût, en revanche ce coût est vité amorti au vu des économie réalisées. Dans un registre plus localo-localiste, je tiens de source sûre que la ville de Liège travaillait sur un projet (certes pas pilote, il ne faudrait pas trop en demander) consistant tout simplement à remplacer les ampoules des feux de circulation par des leds. Pour des raisons d’opportunité politique, le projet ne s’est pas concrétisé. Mais il s’agit de projets porteurs d’avenir sur le principe, et il faut absolument veiller à en soutenir un maximum dans les années à venir.

Il s’agit du respect de nos engagements internationaux (Kyoto) mais également, et tout simplement, du respect de notre environnement et de bon sens. Dernière remarque: la Flandre coupe tout son éclairage public 4 heures par nuit, aux heures de fréquence automobile moindre. en Wallonie, j’apprenais récemment que des décisions « courageuses » avaient été prises en la matière. Résultat: un malheureux quart d’heure plus tard le soir, un malheureux quart d’heure plus tôt le matin. J’ai ri. Jusqu’à ce que j’apprenne que l’économie réalisée était de l’ordre de 3 millions d’€uros.

Alors, si on coupait 4 heures par nuit, on économiserait 12 millions d’€uros pour une diminution de confort franchement minime, et on pourrait financer… que sais-je… un circuit de Formule 1!

Liens utiles

L’enquête de l’ULg

Les études du MET (rubrique trafic)
Les leds

Amen

Aujourd’hui, j’aurais voulu donner mon point de vue sur un phénomène que j’ai beaucoup de mal à comprendre: le Salon de l’Auto. Mais les mystères de l’informatique et un plantage bien senti en ont décidé autrement. Alors, comme je viens de perdre une bonne demi-heure, voire trois quart d’heures, et que j’ai vraiment d’autres choses à faire, alors je vais me contenter de vous livrer un pâture quelques éléments de réflexion religieuse.

Pour relooker Jésus, tapez 1.

Jésus est avec vous, tout le temps et partout, et pour vous en rendre compte, tapez 2.

Pour savoir quelle religion vous convient, tapez 3.

Enfin, en bonus, pour vous acheter le superbe iBelieve new generation, tapez 4.

Heureux Euro?


L’Euro, ou € ne fonctionne pas. Ou du moins, pas si l’on en croit les sondages. En effet, « Questions à la Une » (RTBF) nous l’apprenait mercredi passé: 85 % des Belges mais 95 % des Français, ainsi que des Italiens, estiment que l’€uro a fait flamber le coût de la vie. Selon tous ces mécontents, les commerçants auraient profité de l’introduction de l’Euro pour revoir (« arrondi ») leur prix à la hausse.

Face à ce constat, l’excellent Defossé à mené l’enquête pour la Une. Le résultat est, selon lui, sans appel. Les chiffres officiels, qui n’indiquent pas une inflation extraordinaire, sont tout à fait vérifiables. Un autre cliché trop souvent véhiculé en a pris pour son grade; non, la hausse des prix ne s’est pas appliquée aux petits produits de la vie courante, au panier très courant de la ménagère.

Alors, pour expliquer que l’attitude des sondés ne correspond visiblement pas à la réalité, Defossé avance des éléments de réponse. En bref, l’Europe économique (la zone Euro) serait à la traîne à cause du manque d’Europe politique. Une Banque centrale qui se préoccupe plus de maintenir l’inflation que de l’intérêt des gens, des institutions européennes à qui l’on confère des missions, sans leur donner les moyens de les réaliser. Et une Europe qui sert de bouc émissaire pour justifier les errements ou les choix politiques difficiles des Etats membres.

D’aucuns visionnaires invitaient d’ailleurs, lors de cette émission, à la création d’un Etat fédéral européen, avec un gouvernement digne de ce nom et doté de moyens à la hauteur de ses ambitions. Ceci est un autre débat.

Un autre argument, quoiqu’esquissé dans l’enquête de Defossé, n’a cependant presque pas été développé. Il me semble pourtant intéressant de tenir compte de cet aspect du problème. L’€uro à complètement changé notre échelle de valeur, nos références de bases. Qui ne s’est jamais fait la réflexion que, tout de même, jadis, on dépensait beaucoup moins vite 500 BEF qu’on ne dépense aujourd’hui 20 malheureux €uros? Tout nous paraît meilleur marché avec l’€uro. Et la politique de consommation de certaines grandes chaines de distribution n’y est d’ailleurs probablement pas étrangère*.

Le dernier argument qui peut justifier cet écart entre sondages et réalité est l’influence des médias. Premièrement, ceux-ci ont en général énormément relayé les résultats des études du Crioc et de l’Observatoire du crédit, selon lesquelles notre pouvoir d’achat aurait diminué, statistiques à l’appui, de 2,08 % à 3,25 %. Une baisse bien minime, lorsque l’on sait que globalement, ce même pouvoir d’achat a plus que doublé en a peine plus d’une vingtaine d’années! Il me semble que cette médiatisation parfois outrancière se fait sur le ton qui plaît au lecteur lambda, qui aime à s’entendre dire que tout va mal et que finalement, il a bien raison de se plaindre. Tout s’en va…

En bref, il y a un malaise avec l’Euro, de toute évidence. Mais pour en revenir à Defossé, ce malaise semble dû au fait que l’€ est le seul bouc émissaire à la portée du peuple. L’Europe échappe à la majorité de ses citoyens, influencés qu’ils sont par leurs gouvernements nationaux, la grande distribution et certains médias. Ces citoyens ne savent pas vraiment sur quoi porter leurs récriminations, alors tout naturellement elles se portent sur ce qu’ils peuvent palper, sur ce qu’ils connaissent peut-être le mieux: l’argent.

* Certaines chaînes de grande distribution ont mené une politique de légère baisse des prix, accompagnée d’une publicité, plus qu’abondante, plus que massive; une publicité incommensurable. Prix faibles + publicité outrancière = consommation exponentielle. Puisqu’on parle des publicités, et même si cela s’est plus remarqué en France qu’ici, celles-ci n’ont pas manqué de véhiculer plus souvent qu’à leur tour l’idée d’une perte du pouvoir d’achat, d’une hausse inconsidérée des prix. Ils ont joué sur le sentiment et le malaise populaire, selon un procédé proprement scandaleux. Messieurs les publicistes, merde.

Zita Swoon

Bonjour, ou bonsoir, c’est selon. Ce petit post pour vous signaler à tous un bon plan concert. Zita Swoon, le groupe satellite de dEUS aux origines, et qui s’en est largement émancipé depuis, passera en effet à Seraing ce 23 février 2006.

Au menu: un live basé sur le concept développé par Zita Swoon de « A band in a Box ». En quoi cela consiste-t-il? C’est très simple. Le groupe a voulu nous présenter sa musique de la manière la plus épurée possible, c’est-à-dire sans amplis-mastodontes et sans lightshow à vous couper le sifflet. En bref, un dispositif intimiste, et placé directement au coeur du public.

C’est d’ailleurs tout l’esprit du Back’Live (le programme de concerts orientés « jeunes ») du très actif centre culturel de Seraing. Un public, une scène, un groupe, et un mélange pour « instaurer une véritable communion entre tous les participants« .

http://www.seraing.be/centreculturel/backlive.htm

http://www.zitaswoon.com

PAF: 17 € chez Caroline Musique, frais compris.

Sur Liège coule La Meuse (1)

Le concept de la rubrique « Sur Liège coule la Meuse » est le suivant; de temps à autre, je me permettrai de vous faire part d’un petit article, ou d’une « une » de couverture qui aura eu le mérite de m’égayer. Evidemment, je vous suggère à tous d’aller bien vite sur www.lameuse.be, et de vous abonner à la version consultable en ligne (PDF), voire de vous déplacer de manière préhistorique jusqu’à votre libraire préhistorique, pour y acheter un préhistorique journal en papier préhistorique.

Faits divers, Liège: IL VOLE UNE VOITURE SANS PERMIS (ou Histoire d’un voleur un peu con). « Dimanche, vers 15h30, Adil, 29 ans, domicilié à Grâce-Hollogne, a dérobé les clés d’une voiture d’un client de bistrot situé rue de la cité à Liège. Avec deux autres individus, Adil a volé la voiture du préjudicié, une Aixam (une petite voiture qui se conduit sans permis) qui était stationnée rue Pied du Pont des Arches. Le propriétaire a vu son Aixam passer devant lui. Il s’est lancé à sa poursuite et a rattrapé sa voiture sur le Pont des Arches. Deux des trois occupants ont pris al (sic) fuite à pied, mais Adil, le conducteur, a été maintenu sur place en attendant l’arrivée de la police. Connu pour une vingtaine de faits délictueux, Adil a été déféré, lundi, au parquet de Liège ».

source: www.lameuse.be